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 Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]

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Kian Redfang
MessageSujet: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Ven 12 Aoû - 19:41

Combien de temps cela faisait il? Combien de temps a arpenter ces terres arides, sans espoir de survie, et avec si peu d'espoir de mourir?
Combien de temps s’était il passé depuis qu'il avait quitté cette grotte, si loin a l'est, ou il avait rencontré ce qui avait fait de lui le monstre qu'il était devenu?

Il ne le savait pas.

La seul chose qu'il savait était la soif qu'il ressentait, cette soif qui l'accompagnais a pressent depuis ce qui lui semblait une éternité. Une éternité de souffrances, pour lui, mais pas seulement.

Un pas de plus.

Ce pas l’éloignait de cette oasis, a présent déjà loin, ou, encore une fois, il n'avait pu faire quoi que ce soit pour empêcher ce qui était arrivé. Il repensait a ces nomades, enfin, il supposait qu'il s'agissait de nomades. Il leur avait dit de partir, mais il était déjà trop tard, "Ça" s’était déchaine. Il ne savait pas si des morts étaient a déplorer, il n'en voulait pas plus sur la conscience, il avait déjà commit tant d’atrocités.

Un pas de plus.

Ou le mènerais celui la? vers sa mort? Il commençait réellement a l’espérer. Il voulait cesser cela, mais il était incapable de mourir. Même dans ce désert, impossible. Il avait déjà tenté, même a l'aide d'un couteau,rien n'y faisait. il ne lui restait plus qu'a trouver l'endroit le plus sec possible.

Un pas de plus.

Il s'essuya le front, constatant, sans réelle surprise que sa fourrure s'en tombait peu a peu. Etait ce la faim? la chaleur? Ou les jours passé a errer en évitant tout contact avec un élément vivant?

Il n'avait pas compris au début. Il se rappelait juste d'une intense douleur a l'estomac, puis.. comme s'il explosait, avant de se réassembler, pour fondre, et se réassembler.

Un pas de plus.

Une fois revenu a lui, Klaus lui avait expliqué ce qu'il avait vu. Sous la panique, Kian avait déchainé sans le vouloir ce qu'il apprendrais a craindre par la suite. Il s’était enfui. Lâche qu'il était, il ne voulait pas blesser le renard, son ami. Au lieu de cela, il avait causé destruction et mort dans purple amazonia. Quand il avait compris d’où cette malédiction tirait son pouvoir, il avait décide de partir au plus loin. La foret n’était clairement pas le meilleur lieu pour lui.

Un pas de plus

Il était retourne vers l'ouest, vers les déserts, les sables et les zones arides, évitant le plus possible les zones peuplées, s'affaiblissant de jour en jour,jusqu’à ce qu'il tombe, inanimé. Il avait été ramassé par un marchand ambulant, qui lui avait offert nourriture et abri,et même de quoi étancher sa soif, grâce a un verre de whisky que Kian avait bu comme si c’était la seul chose importante au monde..lui qui avait promit d’arrêter la boisson...

Un pas de plus..

Cela ne dura pas. rapidement, ses forces revinrent, et avec cela, la malédiction. tout fut détruit, et Kian s’était enfui, sans même savoir ce qu’était advenu le marchand, continuant vers l'ouest, il arriva bientôt dans les régions arides de desperado clooney, ou il tomba par malheur sur une oasis, habitée par des nomades.

Un pas de plus, ses jambes tremblent.

Il avait d'abord recherché de l'alcool, sans savoir pourquoi, puis cela s’était a nouveau déchainé. a présent, il fuyait. Il avait besoin d'un verre, cela l’obsédait. L’intégralité de son corps tremblait. Cela lui rappelait l’époque, si proche et en même temps si lointaine, ou il écumait les bars et les tavernes, a la recherche de la moindre goutte a se mettre dans le gosier. Il voulait boire, pire, il en avait besoin. Son corps le réclamait, a chaque seconde, a chaque pas, son estomac se tordais, rajoutant encore a sa douleur. Sa langue était pâteuse, comme un prétexte pour l'humidifier avec un breuvage qu'il savait bénéfique pour ses besoins. Ses mains tremblaient de façon incontrôlable, l’empêchant a présent de s'en servir avec efficacité. il les avait alors mises dans les poches de son pantalon rapiécé.

Un pas de plus. il doit s’arrêter...

Est ce une grotte qu'il voit au loin? sa tombe? Il l’espérait.Mais elle  était si loin.. arriverais il a aller jusque la bas? Son instinct lui dit qu'il le devait. et en même temps, une voix en lui lui soufflait d'abandonner, de s'allonger la ou il etai et d'attendre patiemment que les vautours viennent se nourrir de son cadavre pourrissant. Il tomba a genoux. Cela serait si facile, juste la, il n'avait pas a aller plus loin,cet endroit serait suffisant pour lui.

Du sable dans les mains....

Il serra la main, laissant égrainer le sable de sa paume,cela lui fit penser a plusieurs choses, dont il n'avait conscience. C'etait etrange, de penser et dans le meme temps de ne pas savoir a quoi l'on pouvait penser.

Il se leva.


Il ne savait pourquoi. Son corps avait agi sans son réel accord.Atteignant avec une difficulté infinie ce qui n’était qu’une caverne de la taille d'un chariot de marchandises, il s'effondra a l’intérieur, appuyé contre le mur, et attendit

"pitiez..j'en peut plus..."

Il resta ainsi pendant une durée qu'il ne connu pas. A moitié conscient, avant que la nuit tombe, apportant de la fraicheur et de l’humidité.

Aux abords de la caverne, l'eau contenue dans l'air se rassembla, avant de se diriger vers l’intérieur de la grotte.

Le renard ne mourra pas ce soir.


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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Dim 2 Oct - 1:28

«Altesse ! Altesse !» Il est tard, la nuit tombe depuis une heure déjà au royaume de Desperado Clooney. Le soleil n'est plus, seul une luminosité évanescente rappelle son existence tandis que la Lune fait valoir ses droits sur le ciel nocturne. Un garde alerté par le bruit le stoppe dans sa course d'une main sur le torse, le regard sévère. «Du calme petiot, arrête de brailler comme ça sinon la princesse risque d'avoir d'autres envies que de t'écouter. Qu'est-ce qu'y s'passe pour que tu la cherches à cette heure ci ?» Essoufflé, le jeune furry cherche à s'expliquer mais sa voix n'est qu'un chuintement. Il reprend sa respiration et déclare d'une traite ses informations. «Ce sont des nomades, ils nous ont envoyé quelqu'un pour nous dire, un inconnu les agresse dans le désert. Ils disent que la princesse doit agir. Il a son pouvoir.» L'horreur se peignit sur les traits du garde et il relâcha rapidement le serviteur. «Elle n'est pas dans sa chambre ni a son bureau, tu la trouveras sur les toits, elle profite du soir sur un balcon, fais vite.» Mais le garçon était déjà partit, son pas s'estompant dans les couloirs qu'il traversait à toute allure.

Près de la porte menant aux toits l'un des gardes rattaché à la royauté le stoppa, une main sur la garde de l'épée longue lui dépassant de l'épaule. Sous ses arcades froncées brillaient des yeux méfiants, cependant il ne trouva rien à redire quant au message que le jeune furry apportait et prévint sa maîtresse, laquelle accepta de recevoir le serviteur.
Tout en tirant machinalement sur sa tenue afin de se rendre plus présentable, l'intéressé passa la porte, l'air frais de la nuit le cueillant à peine passé le pas. Il embaumait les nuits arabes, par l'odeur du sable frais, celle des jardins orientaux en contrebas, et les effluves du thé que la princesse savourait dans ses moments de détente. Celle ci se trouvait assise proche d'une desserte, une théière et sa tasse assortie toutes deux emplies d'infusion fumante. La princesse soufflait justement sur sa tasse, son museau s'entourant de quelques volutes brumeuses, lorsque le serviteur s'inclina à côté d'elle. Son iris rose se posa sur lui, posant la question qu'elle ne formula pas, et il répondit prestement.

«Un nomade Altesse, il est arrivé il y a moins d'une heure, très énervé car les gardes ont d'abord refusé de croire à son histoire mais le capitaine leur a dit que…» D'un petit mouvement de l'aile la princesse lui indiqua de faire concis. «Il y en a un autre comme vous, Altesse, un mage puissant dont la magie aliène l'esprit. Il ne l'a pas vu lui même, il parle au nom de quelqu'un qui l'a vu, et qui a parlé avec celui qui l'a trouvé. Les sources ne sont pas sûres, pardonnez moi, mais Dja'Hal dit qu'il ne ment pas. Lui même ne sait pas exactement quel est le pouvoir que possède cet individu, en revanche il peut dire où il se trouve probablement. Il demande la protection de la couronne pour son peuple, il propose de verser son sang pour la tradition mais votre conseiller lui a dit que ce ne serait pas nécessaire. Il demande votre présence maintenant, pour s'assurer qu'il ne lui ait pas mentit.»

Il y eut un silence, loin d'ignorer ce que le valet venait de lui dire, la princesse semblait au contraire le prendre très au sérieux car son regard perçant plongeait dans le nuit, ses arcades légèrement froncées. Elle se trouvait en pleine réflexion sur ce que le serviteur venait de lui apprendre, de toute évidence les réponses aux questions fusant dans son esprit ne lui venaient pas facilement.
Comme elle savait que ses serviteurs n'omettraient pas de points de détails pour un message possiblement d'importance capitale, elle ne se permit pas l'insulte de lui demander s'il n'avait rien oublié et se leva. Son habit de cour étant le même que pour les combats, elle se trouvait habillée d'un justaucorps rose rehaussé de fils d'or ainsi que de solides attaches. Son pantalon moulant lui assurait toute liberté dans ses mouvements, et comme elle n'en sentait pas la nécessité, l'habituelle cape n'entourait pas ses épaules.

«Cours prévenir Dja'Hal qu'il amène le nomade dans la salle libre la plus proche. Fait savoir aux autres serviteurs que tu rencontreras qu'il faut qu'il puisse se restaurer, je ne veux aucun garde avec moi, promets leurs des remontrances directes s'ils s'avisent de protester. Il est essentiel que cet individu se sente bien accueillit, surtout en temps de crise, comme il semble que cela soit le cas pour les siens. Maintenant vas.» Le serviteur se préparait déjà à s'engouffrer par la porte du palais lorsqu'elle ajouta. «La couronne te remercie, et moi plus personnellement, pour ton zèle appliqué.» Le coeur en fête, le jeune furry prit le temps de s'incliner devant la princesse, remerciant l'Altesse pour son compliment, puis il reflua dans le palais et disparut avant même qu'elle ne termine sa tasse et pénètre l'édifice à sa suite. Le garde, qui se doutait bien que quelque chose d'important se tramait, lui emboîta le pas, mais elle lui confia à lui aussi une mission. «Faites savoir au commandant de ma garde personnelle qu'il doit préparer ma monture ainsi qu'une pour lui même, une pour le mage Dja'Hal, et une dernière pour les provisions. Je partirais probablement dans le désert dès ce soir mais je ne sais pour combien de temps. Le danger potentiel n'est pas supérieur à celui dont il me prévient à l'accoutumée. Courrez, je ne désire pas faire attendre les miens lorsqu'ils requièrent mon aide.» Le garde s'exécuta, partant d'un bon pas dans un couloir adjacent quelques pas plus loin, laissant la princesse seule continuer son chemin.

La princesse arriva dans la pièce où le nomade comme le mage se trouvaient. Il s'agissait d'une suite réaménagée en salon d'accueil pour l'occasion. Le nomade, un furry serpent dégingandé, attendait patiemment assit dans un large fauteuil que l'Altesse arrive. Lorsqu'il la vit il se leva et la salua d'un petit mouvement de tête sans pour autant s'incliner. Il en allait ainsi avec les nomades, seuls leurs chefs respectaient le plus le protocole, le peuple en lui même ayant du mal à assimiler l'idée que la couronne puisse être au dessus d'eux.
La princesse tira un siège à elle en l'orientant vers le furry du désert avant de s'y asseoir, face à lui. Dja'Hal, le vieil érudit vautour, vint se placer à ses côtés, d'abord debout puis assit lorsque la princesse lui intima de se mettre à l'aise. Celle ci n'attendit pas que les politesses d'usages soient employées, de toute façon elle doutait que le serpent puisse y répondre correctement, il était un furry du fond des sables, non un habitué de la cour royale.

«Je vous en prie, expliquez moi vous même de quoi il retourne, sans rien omettre, et je m'assurerai que le problème ne soit plus.» Ces quelques mots suffirent à détendre le reptile, ses pupilles serrées se dilatant quelques peu sans que la raideur de son corps ne le quitte pour autant. Il joua nerveusement des mains l'une contre l'autre, sa langue effilée sifflant succinctement dans l'air avant qu'il ne trouve ses mots. «Le désssert est notre maissson Altessse. Rien de ssse qui sss'y passse ne nous échappe. Ausssi nous remarquons lorsssqu'un village a sssubit une attaque. Nos zz'amis, ssseux avec lesquels vous nous zz'avez fait commerssser. Une oazzisss a été agresssée, des zz'amis à nous blesssés. L'un des nôtres a trouvé quelqu'un dans le désssert, comme la coutume le veut chez les nomades nous lui avons apporté notre aide. Mes zz'amis m'ont dit qu'ils n'a rien tenté sssur l'inssstant, ils pensssent qu'il n'est pas mauvais. Mais zz'il est comme vous, et parfois le pouvoir est comme une flamme qui prend sur la toile. Il est diffisssile pour la toile elle même de sss'empêcher de brûler, Altessse. Des zz'amis à moi sssont morts par la faute de sssette personne, mais je ne peux pas la blâmer, nous sssavons depuis toujours que ces gens existent. Ils sssont des hissstoires que nous racontons pour prévenir les plus jeune et rappeler le sssouvenir des ansssiens. Je l'ai vu de loin, sssela resssemble à de l'eau ou du sssable. Les plus proches n'ont pas put en réchapper, je sssuis ssselui que les sssurvivants ont envoyé vous prévenir, il ne faut pas qu'il rencontre d'autres caravanes. Mais, Altessses, ne le tuez pas, le désssert l'a bénit, il est mauvais de sss'en prendre à ssses créatures.» Loin de s'offenser de l'ordre que venait de lui donner le nomade, la princesse lui fit savoir qu'elle adhérait à son idée d'un court mouvement de museau. «Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas tuer cet individu, je sais ce qu'il en est de ce genre de don. Il n'est pas impossible que lui même ne le comprenne pas, je désire seulement l'aider, apprendre n'est pas aisé lorsque l'on est seul, moi à ses côtés je devrais pouvoir le guider plus aisément. Pouvez vous nous amener jusqu'à l'endroit où vous supposez qu'il soit ? Je n’emmènerai avec moi que deux autres personnes. Le chef de ma garde personnel car il serait fou que je me rende au devant du danger en lui infligeant l'offense de ne pouvoir s'assurer de ma sécurité, et le mage Dja'Hal qui vous a accueillit. C'est un érudit aux connaissances vastes. Il sera peut être plus utile encore que ma personne face à quelqu'un qui ne comprend pas sa propre magie. Cela vous convient-il ?» Les yeux du serpent passèrent du vautour à la princesse, lentement, comme s'il pesait le pour et le contre en cherchant à déceler un piège dans les mots de l'héritière. Finalement il s'inclina, bien bas cette fois, et sa langue siffla une nouvelle fois hors de son museau avant qu'il ne se redresse, l'air sibyllin. «Je peux vous mener à lui mais je ne resssterai pas, ma caravane ne guérira pas en sss'abandonant aux sssables, j'ai déjà prit beaucoup de retard…» De fait, la princesse se releva, tirant d'un pouce sur le tissus de l'une de ses épaules afin de l'ajuster. Le capitaine de sa garde rapprochée entra à ce moment précis. C'était un puissant chacal aux épaules larges mais aux muscles secs pour la puissance qui les habitait. Il s'arrêta en voyant son Altesse et mit un genoux à terre, la nuque visible tant sa tête penchait en avant en signe de déférence. «Il suffit, relevez vous Capitaine, j'ai plus besoin de vous debout qu'à genoux. J'espère que les préparatifs ont bien avancé, j'entends partir avant la prochaine heure.»Elle fit un signe vers le serpent dans son dos, les doigts osseux de l'une de ses ailes se dépliant pour le désigner. «Ce nomade vient avec nous, il sera notre guide pour trouvé un doué qui possède un pouvoir semblable au mien, peut être celui de l'eau ou celui du sable ou bien que sais-je encore. Toujours est-il que cela ne semble pas être d'ordre psychique ni impalpable. La protection que vous pouvez m'offrir ne sera pas bien grande, et elle se bornera à celle des habituels déplacements car je ne veux risquer ni votre vie ni celle de l'individu recherché. Il ne sait pas à quoi il a affaire, plus un pouvoir est puissant plus il cherche à abattre la conscience de son hôte pour rester seul maître, gardez vos distances si je vous le dis. Pas de discussion possible, c'est un ordre Capitaine.»

La princesse se tourna alors de nouveau face au serpent, lequel se trouvait debout lui aussi, son impatience se traduisant dans les sifflements répétés de sa langue fouettant l'air juste devant son museau. Les écailles autour des arrêtes de sa bouche se plissèrent lorsqu'il sourit, et cette fois il salua la princesse d'une courbette à la grâce toute reptilienne, puis se redressa, les yeux dans la pupille noire de son interlocutrice.
«Je ne pensssais pas que vous tiendrez parole sssi fasssilement. Je sssuis marqué de honte, le peuple du désssert vous remersssie à travers moi, Dame du Sssable…»
La princesse sourit à l'évocation d'un nom bien plus respectueux que le simple titre d'Altesse pour un nomade. Chez eux le désert représentait tout. La vie, la mort, les richesses promises par la chance comme les coups bas du destins venaient tous du désert pour eux, de son gigantesque esprit ne considérant guère que les êtres les plus illustres. Posséder une particule évoquant le désert dans son nom marquait le respect, mais qu'il s'agisse directement du sable, du soleil ou du mot désert lui même marquait encore plus l'idée de déférence, en cela la princesse comprit qu'elle venait de remporter une petite victoire. Elle retourna son salut à l'homme serpent, se pliant plus qu'elle ne l'aurait fait pour un noble de longue lignée, et lui répondit selon les formes avant de lui demander d'ouvrir le chemin. Le nomade ne se fit pas prier pour s'engouffrer dans l'ouverture de la porte que Dja'Hal venait d'ouvrir, prévoyant la précipitation de l'intéressé.
Ne restèrent plus que les trois futurs traqueurs entre les murs. La Princesse se tourna vers son capitaine qui la toisait durement.

«Quelque chose vous tourmente Capitaine, dîtes moi ce que c'est, je préfère vous savoir l'esprit tranquille.» Le chacal réprima une grimace agressive, l'humeur compassée dans laquelle il se trouvait manquant de lui faire retrousser les lèvres sur ses crocs. «Il se trouve, votre Altesse, que mon rôle est de m'assurer que ma propre vie soit enlevée avant la vôtre. Que j'ai grandit, apprit et combattu dans cette idée, et que vous me retirez cet honneur. Je vous connais depuis plus de vingt ans, cela n'est pas la première fois que vous me demandez de ne pas me mettre inutilement en danger, mais c'est la première fois que vous me l'ordonnez comme à un débutant qui vous dérangerait. Dîtes moi Altesse, suis-je encombrant ?» Sa voix laissait un certain mordant transparaître à travers ses mots. Elle s'interdit un sourire, son capitaine avait le sang chaud, cela faisait partie de son charme, mais elle se savait aussi le devoir de lui imposer des barrières lorsqu'il écumait trop en son fort intérieur. Le cercle rose mais dur de son iris fixé sur le puissant chacal elle lui répondit sans trace de compassion aucune. «Il se trouve avant tout que vous êtes le capitaine de ma garde rapprochée, ce faisant vous avez accepté il y a plus de vingt ans d'obéir à mes ordres quels qu'ils soient. Aujourd'hui je sais que nous allons rencontrer un individu dont les capacités dépassent malheureusement de loin les vôtres, pourtant reconnus par nombre de grands combattants. Dîtes moi Capitaine, serai-je la princesse pour laquelle vous donneriez votre vie si je gâchais si stupidement l'un de mes meilleurs atouts ? Non, c'est ce que j'attends de vous comme réponse, maintenant laissez moi vous expliquer de quoi il retourne exactement et des possibilités que le peu d'informations recueillies peut nous apporter.» Elle se rapprocha de la grande table à laquelle aurait put siéger un conseil et y prit une carte qu'elle tira délicatement sur la le bois massif. L'encre sèche dévoila alors sous leurs yeux la topographie du désert, quelques indications sur les bords de la feuille indiquant les points les plus importants en dehors de ce qui était représenté. De l'ongle d'un pouce elle dessina un cercle approximatif sur la carte tout en s'expliquant, les indications suivant dès lors ses propos. «Pour commencer nous savons que l'individu se trouve dans le désert et ce à moins d'une journée de la ville. Si ce que dit le nomade est vrai, s'il ne s'est pas fourvoyé sur l'état de faiblesse véritable de cet être, il ne va pas pouvoir beaucoup bouger, je pense donc qu'il ne représente pas un danger conséquent pour la capitale. Nous n'aurons pas à le maîtriser durement par crainte qu'il ne puisse atteindre la ville. Les informations nous laisse plutôt imaginer la chose suivante. Ceux qui ont un pouvoir comme le mien ne peuvent se passer de certaines substances, vous avez connaissance de la mienne, mais je l'ai appris sans le chercher, cela s'est imposé à moi moins comme une évidence qu'un instinct diffus. Si ce furry ne sait pas ce qui lui arrive il sera complètement perdu. Sans rien pour comprendre son pouvoir ni même le calmer il risque de s'épuiser jusqu'à la mort, alors le monde aura perdu la possibilité de connaître un mage de renom. Comme je ne pense pas que les nomades aient cherché à le pister il va falloir définir une zone dans laquelle fouiller ainsi que quelques points importants. Privilégions ceux qui peuvent offrir un abri, des noms vous viennent-ils à l'esprit ?»
Tout trois se concertèrent pendant plusieurs minutes, les doigts pointant chacun leur tour une zone réduite ou bien un point précis, représenté ou pas sur la carte. Le capitaine rappela surtout les couvertures rocheuses et les petites caches connues des militaires et des baroudeurs. La princesse proposa quand à elle quelques lieux historiques dont les ruines auraient permis de s'abriter du vent ne serait-ce que quelques instant, ce qui par une nuit fraîche comme le désert en connaît souvent aurait été bienvenu. Le mage Dja'Hal rappela quelques lieux oubliés, des grottes et des tombeaux possiblement crevés par endroits dont la bouche pourrait béer entre les dunes. Tout particulièrement, il indiqua trois points. L'un se proposait pour être une ancienne sépulture, qu'il savait fréquemment ouverte par les voyageurs les moins craintifs afin de s'abriter pour la nuit ou face aux tempêtes de sable. Une autre était un campement bien bâtit, tout juste quelques masures de pierre sans mortier mais cela suffisait à celui qui cherche un lieu de repos. En dernier il désigna un petit symbole sur la carte, une grotte dans les dédales de laquelle se cachait un vieux temple. Les nomades s'y rendent encore parfois, mais ils sont rares à oser y pénétrer car on dit que l'un des esprits du désert y habitant est en colère, et qu'il ne faut pas le troubler de peur de s'attirer le sable rugueux de son courroux pour la vie.
Chacun fit valoir ses arguments, exposant les avantages des divers abris, les deux autres formant un duo de détracteurs afin de peser le pour comme le contre. Ensemble ils éliminèrent sans tarder une majorité des lieux, et parmi ceux restant décidèrent d'emblée de supprimer de la liste tous les plus éloignés de la zone d’attaque. Bientôt il ne resta que quatre possibilités.
«Nous n'avons plus le temps de nous perdre en bavardages. Le nomade va s'impatienter et je ne compte pas le décevoir, lui comme le reste de son peuple, dès la première déconvenue pour laquelle ils lèvent les yeux vers la royauté. Ceci est un test. Non pas que la chose ait été orchestrée par les habitants du désert, cela je ne peux y croire, mais pourtant cela reste un test et nous devons en sortir grands vainqueurs. Dès demain, la terreur devra s'exempter de public dans les dunes, je n'accepterait aucun échec, pas même de moi, mais aucune bourde due à la précipitation aveugle non plus. Remettez-vous en question, tout sage et aguerris que vous soyez, nous traquons un monstre qui n'a probablement pas conscience qu'il en est un, la bête n'en sera que plus dangereuse.»
Le tranchant de sa pupille dans l'iris rose passa tour à tour sur le capitaine et le mage. Le premier frissonna, le deuxième réfléchissait déjà aux risques auxquels il pourrait tenter de palier sans s'attirer les foudres de sa maîtresse. Le chacal avait pour lui de bonnes raisons d'éprouver ce frisson lui courant l'échine. Chaque fois que sa princesse affichait ce regard il ne pouvait s'empêcher de se trouver comme investit d'une mission confinant au divin. Il lui semblait soudainement que le monde perdait ses couleurs en dehors de la route à parcourir pour atteindre l'objectif. Elle avait dans le regard ce fluide qui donne de la force aux convictions et de la force aux mots, il serait mort sur sa propre épée si elle le lui avait ordonné de cette façon, et sans une pensée de digression. Dja'Hal quant à lui évaluait ses forces. Il se faisait vieux, même pour un mage. Vieux et rompu aux arts occultes mais aussi fragilisé par le temps et ses injures. Il estimait que le voyage jusque sur les lieux de la saignée serait ce qu'il rencontrerait de plus éprouvant, possiblement en tout cas. Tout comme la princesse il connaissait les ravages perpétrés par des pouvoirs mal contrôlés et d'une telle ampleur, leur simple évocation lui rappelait que la magie d'un érudit connaît ses limites bien définies mais que celle innée est une force brute sans foi ni lois. Tout en passant par la porte que la princesse gardait ouverte pour lui, il roula l'une de ses épaules en espérant ne pas tomber sur un individu réellement fou. Tuer un tel être lui aurait grandement déplut mais il s'y serait résolut.


Trois montures passèrent la grande porte de la ville endormie. Des volutes obscures s'échappaient encore des cheminées, quelques lueurs tremblotantes passaient le verre épais des fenêtres, et les bêtes coursières de la royauté éloignaient les passants dans la rue, filant rapidement vers le désert proche. Les gardes faillirent s'interposer en à la venue du grabuge inattendu mais la voix du mage vautour dans leur tête les fit promptement s'aligner dans un salut modèle sur le passage de la princesse.
Celle ci, couchée sur l'encolure de sa monture, n'était qu'une cape claquant au vent, un éclat argenté sur son cache œil, et une tâche pâle, un rose floue tranchant sur les murs clairs de la cité. Elle ne répondit pas même au salut de l'officier en fonction à la porte. Celui ci en serra les dents d'appréhension. Pour que la princesse s'offre une sortie si remarquée à une heure à ce point tardive c'est que le temps jouait contre elle, et personne dans tout le royaume de Pik-Pik n'aimait penser une chose pareille. Tout en regardant les silhouettes s'éloigner dans les dunes, il porta la main à une amulette sous son pourpoint et pria les pénates antiques de porter un regard miséricordieux sur la quête de sa gouvernante. Cela n'aiderait probablement pas l'intéressée mais le pauvre garde à sa porte se soulageait de l'amertume que lui provoquait son impuissance. Il s'en retourna à sa garde et houspilla les plantons toujours secs et droits comme des piquets.

Quelques centaines de mètres plus loin Lenaelle Aublanche poursuivait sa course à bride abattue. Juché sur une bête bien plus massive, le nomade ne se trouvait pas loin d'eux, il se découpait en ombre confuse sur le sable que la Lune argentait.
Il montait un puissant animal des sables, une bête faite pour transporter avec elle caravane familiale et marchandises. Sa vitesse laissait à désirer mais la princesse n'envisageait pas de lui demander d'abandonner sa monture ici pour filer avec eux en leur en empreinte une. Une fois à la hauteur du nomade elle stoppa, mes larges pattes palmées de sa propre monture envoyant une giclée de sable au fait de la dune. Ils se concertèrent du regard. Il était surprit, la princesse venait réellement, et elle n'emmenait que deux autres personnes avec elle. Elle était pressée, tranchante comme une roche fendue et à peu près aussi disposée à attendre le prochain coup, quoi qu'il soit pour le moment porté à son peuple et non à sa personne. Le nomade pointa une direction et ils repartirent.

Sur des kilomètres leur progression s'effectuant avec la lenteur exaspérante qu'inflige une bête de traits aux monteurs de coursiers fait pour la vitesse, toutefois la princesse n'en dit pas un mot même si son œil l'exprimait clairement pour ses deux compagnons de longue date. Ce fut le capitaine qui rompit le silence en premier. Il se rapprocha du nomade et lui demanda simplement «Combien?», l'autre répondit vaguement, quelques heures, peut être plus, il avait déjà épuisé sa monture pour venir et c'était la plus leste de sa caravane. Avec un grognement la capitaine tourna son regard vers l'horizon que les scintillement du sable nimbaient d'inconnu. Il se retourna vers la princesse pour lui faire part de son désir de se séparer du nomade, arguant que le résultat de leur traque serait de toute façon évident pour eux. Plus de morts, ils auraient échoué, sinon, la menace pourrait être considérée comme neutralisée. La princesse tourna son attention vers le nomade. Ils se toisèrent un moment, sans animosité aucune, il semblait plutôt que le dernier ressente une certaine curiosité à l'égard de cette royauté inconnue qui acceptait de se mettre en danger pour quelques furrys n'apportant guère à son pays. Puis finalement, il inclina la tête. «Les nomades croient que notre accord avec vous est bon temps que nous n'avons rien à vous demander. Je serais le premier à transmettre la nouvelle qu'ils se trompent, ne me faites pas mentir.» Le capitaine faillit répliquer quant au manque de respect que de telles paroles impliquaient mais une esquisse de sourire sur le museau de la régente l'en dissuada. «Dites leur qu'ils ont raison. Dites leur aussi que la couronne comprend leur défiance et salue leur prévenance, de même que leur ouverture d'esprit pour avoir choisit de l'alerter. Rappelez vous que la couronne règne, et qu'elle ne le peut qu'avec ses sujets. Tous ses sujets.» L'autre la salua d'un mouvement de tête sec, puis il dévia sa route et repartit vers sa caravane. Les trois individus et leurs multiples montures échangèrent seulement un regard avant de reprendre leur cavalcade vers la zone de drame.


L'aube s'invitait dans les lueurs incertaines du lointain lorsqu'ils parvinrent au fait d'un promontoire rocheux. En contrebas le sable coulait par vagues, comme un ruisseau englué dans un temps étranger. Ici le désert semblait se vider comme l'eau des montagnes dans leurs chutes. Des falaises de pierres formaient des escaliers dans lesquels le sable se déversait pour finalement se laisser emporter par le même vent qui l'y avait déposé. Au fond, une soixantaine de mètres plus bas, des creux et des entailles formaient un réseau de cicatrices telluriques dans lesquelles il s'engouffrait pour finalement disparaître. Des légendes voulaient qu'il retourne à l'un des esprits créateur du désert, une divinité chtonienne nébuleuse. Le fameux esprit courroucé.
«Dja'Hal. Dit moi ce que tu sens ici. Les dieux ne sont des légendes que parce qu'ils savent se cacher des mortels, j'aimerai autant ne pas croiser la route de l'un d'entre eux le jour où il s'est décidé à dévoiler au monde de quoi faire un nouveau mythe d'effroi.» «Permettez que je mette pied à terre Altesse, le voyage me peine, il m'est difficile de me concentrer en restant sur cette selle.» La chauve-souris, du haut de sa propre monture, sourit avec indulgence au vieux mage. «Vous n'avez pas besoin de ma permission pour cela Dja'Hal. Prenez les dispositions qu'il vous faudra. Je désire uniquement savoir à quoi nous devrons faire face en contrebas.» Tout en descendant de sa bête, le serviteur royal étira ses muscles raidis par la chevauchée. Puis il s'assit sur un bloc de pierre effrité et se plongea doucement dans une torpeur mystique. Sous ses paupières ses yeux bougeaient mais seul cela le différenciait de n'importe quel autre vautour profitant d'un instant de calme pour somnoler.
Lorsqu'il se redressa l'aube se trouvait déjà bien avancée, les premiers rayons tentaient d'illuminer les dunes, creusant des vallons d'ombres impénétrables en combattant la faible lueur de la Lune. Il passa la main sur sa robe de cuir fin en rapportant le fruit de ses investigations.
«Quelques bêtes. Quelques unes dangereuses. Pardonnez moi Altesse, il est difficile pour un mage de mon rang de savoir lesquelles sans un contact plus direct, mais je ne pense pas qu'elles soient un réel danger pour nous si nous restons sur nos gardes. De plus, le Capitaine est un chasseur de renom si mes souvenirs sont bons. Vous rencontrerez la faune cavernicole habituelle Capitaine, toutefois prenez garde. Si je n'ai pas vu de dieu je sans que le désert recèle une puissance inconnue. Elle est comme… inconsciente. De la même façon qu'un fauve dort trop profondément pour sentir une proie passer près de lui, mais un peu de bruit pourrait la réveiller. Toutefois, étant donné la puissance en question, il nous faudrait lui hurler de toute la force de notre magie directement dans le creux de l'oreille, Onomatopoeïa ne s'intéresse pas aux mortels comme nous ne nous intéressons pas aux insectes… Enfin. Je pense avoir trouvé la cause de tous nos soucis. Le dédale en deçà de nous s'étend sur des kilomètres. C'est un affreux emberlificoti de cavernes et de boyaux, certains aménagés. L'individu se trouve à l'une des entrées du domaine souterrain, en contournant par la gauche nous le trouverons dans un peu plus d'un kilomètre, il n'est encore qu'à l'orée de la caverne.» Satisfaite, la princesse hésita un instant à demander au vieux mage de les rejoindre plus lentement. Alors elle se souvint de ses propres mots, ne rien faire de stupide. Elle ne pouvait guère se passer ni de ses talents ni de sa science. Son expression contrite laissa deviner au vautour ce qui la tisonnait. «Altesse. Je ne suis pas encore impotent. Je ne demanderais qu'un peu de repos une fois la situation stabilisée, mais pour cela il nous faut encore retrouver ce furry, permettez que je prenne mon temps pour remonter en scelle.» «Bien entendu Dja'Hal. Ne vous pressez pas, nous y sommes presque.»

En effet, une poignée de minutes plus tard ils arrivaient tout trois dans la fameuse caverne. Le trou s'ouvrait dans le sable comme la gueule d'un animal qui tenterait de respirer au sortir de l'eau. Des combes de sables accumulées par l'écoulement régulier depuis la partie supérieure formaient comme des crocs surgissant du sol. Plus loin toutefois le sol devenait pierreux, l'air plus frais et humide, et sur le sol une dépouille attendait. Ils l'encerclèrent prudemment. Dja'Hal assura l'individu plongé dans le sommeil, usant de ses pouvoirs il s'assura de muer celui ci en coma dont seul un mage pourrait le tirer, puis ils se concertèrent.
«Comment se porte-t-il Dja'Hal ?» «C'est difficile à dire, Altesse. La magie le maintient en vie. Elle est comme pour vous, sans être vivante sa volonté se manifeste. Mais les forces de son hôte s'amenuisent. Il faudra le remettre d'aplomb si vous voulez en tirer quoi que ce soit de plus que des plaintes et la peur violente et irréfléchie des bêtes sous leur instinct de survie.» La chauve-souris hocha doucement le museau tout en caressant le pommeau de son épée d'une paume. Elle ne songeait pas à lui faire violence, absolument pas, mais dans ce geste régulier elle trouvait la concentration pour réfléchir. «Il représente une menace, même faible et désarmé. Je n'apprécie pas la magie pour cela, c'est quelque chose que je ne peux pas combattre. C'est ce qui fait de lui quelque chose d'aussi dangereux. Il va nous falloir un moyen de nous assurer qu'il ne puisse pas attenter à la vie de la Princesse. Altesse, je vous demande de me laisser attacher cet individu. C'est le minimum que je puisse faire, nous ne savons rien de ses pouvoirs, mais si cela peut en partie les entraver il est nécessaire de s'y résoudre.» Avec un soupir las, elle accepta. «Les poignets et les chevilles, mais pas plus. Dja'Hal l'a dit, il est faible, je ne veux pas qu'il me craigne plus que nécessaire. Rappelez vous que nous sommes autant ici pour lui que pour les nomades Capitaine, et je parle d'aide, non de châtiment.» «Entendu Altesse.» Sur ce il s'inclina et s'affaira à sa besogne sans tarder.

Ensemble ils transportèrent le corps en un autre lieu. La manœuvre était requise pour divers buts. Le premier et le plus évident était celui de fournir au groupe une base sûre, aussi bien pour eux tous face à l'environnement hostile du désert que pour leur permettre de s'assurer que leur prisonnier n'aurait pas la possibilité de leur fausser compagnie. Sur les indications du vieux mage ils trouvèrent l'entrée d'un temple décatit. Elle s'ouvrait dans une ravine, tout juste baignée par le soleil. Ses colonnades présentaient des peintures écaillées, ses galeries un sol couvert d'une fine pellicule de sable, et ses pièces intérieures une luminosité suffisante pour y vivre sans chandelles. Non loin du porche du bâtiment ils trouvèrent une grande salle. Ils y installèrent leur campement, déchargeant les bêtes laissées au dehors. Pour finir, le corps du malfrat fut déposé sur un ancien autel, quatre fois trop grand pour lui, et le mage dissipa sa magie. Lorsqu'il serait prêt il se réveillerait. La princesse décida d'attendre, laissant ses compagnons se livrer à leurs occupations.
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Kian Redfang
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Jeu 6 Oct - 15:12

Inconscient.
Etait il mort ? Etait il enfin délivré de ce mal qui le rongeais, de cette existence ou tout n’était finalement qu’une succession d’emmerdes,ponctuées aléatoirement d’evenements,sinon neutres pour la plupart, joyeux ?
Il eu un pincement au cœur. Allait il revoir sa sœur ? Allait il manquer a quelqu’un ? Il repensa a ses amis, les rares qu’il avait eu. Leurs visages dansaient devant ses yeux. De la petite truffe blanche auréolé d’un roux flamboyant de la petite Camille, au visage souriant, couvert de tatouages tribaux de Klaus. Qu’étaient ils devenus ?
Il fit également le point sur sa vie. Par les dieux, il avait un nombre de regrets incalculables. Ses parents, sa sœur, l’alcool, son propre comportement….cela n’était qu’une faible partie. Etrangement, certaines choses qu’il avait totalement oublié refirent surface. Comme la fois ou, étant enfant, il avait renverse une poubelle sur un homme ivre mort, pour s’amuser. Des détails lui revenaient devant les yeux. Certains joyeux, comme la sensation de satiété après un repas avec sa famille, d’autres plus tristes, comme le désespoir qui l’avait envahi a la mort de sa sœur. Lui qui avait presque oublie son visage le revoyait clairement a présent. 
« la mort c’est chiant » se dit il. Si cela consistait a revoir des pans de sa vie, ca n’avais aucun intérêt.
Un instant.
Il s’était dit quelque chose ? 
Comment un mort peut il penser bordel ? Ca n’avais aucun sens, sauf s’il était encore en vie.
Il se concentra. Il entendais quelque chose. Des voix. Lointaines,incomprehensibles,comme si elles étaient émises depuis la surface alors que l’on était immerge profondément dans l’eau. 
Les ténèbres l’envelloppaient.Il avait peur a présent. Qui ?ou ?quoi ?quand ?pourquoi ?
Laissez le mourir. Il ne mérite pas son retour sur cette terre. Il avait abandonné, il avait refusé d’y retourner. Il avait enfin eu la paix. Mais ces voix….ces voix l’attiraient. Elles attrapaient son esprit de leur mains crochues, l’attiraient vers la lumière de sa conscience. Elles voulaient qu’il se réveille. Elle voulaient le voir en vie alors qu’interieurement,il hurlais pour qu’on lui foutte la paix. Qu’on le laisse ici, laisser son esprit vagabonder dans cet endroit ou il n’y avait rien que ses propres souvenirs et pensées. Mais plus il se débattais, plus il se rapprochais, jusqu’à ce que finalement…
Il ouvrit les yeux, cillant encore et encore. La lumière l’aveuglait. Il ne voyait rien qu’une intense lumière qui lui brulais la rétine. Il tenta de se protéger les yeux en geignant, sans succes.ses membres ne répondaient pas
« il se réveille ! »
Qui se réveillais ? Lui ? Qui le demandais ?pourquoi cela lui importais ? Il ne voulais pas se réveiller ! Même si ,a raison de ce caprice était obscure et s’enfonçait dans les méandres de sa mémoire.
Il cilla a nouveau. Ses yeux ne s’habituaient pas a la luminosité. Mais son corps reprenais vie, et il recommençais a sentir la douleur d’être vivant.
Il était allonge, il pouvais le ressentir. Mais il ne pouvais bouger ni mains, ni pieds. Une force invisible le retenant.
« voyez, il reprends vie ! »
Non, il ne voulais pas,foutez lui la paix. Il avait mal, et peur, et soif, et faim.
Sa vue s’habitua peu a peu a la lumière aveuglante, et il pu distinguer ce qui ressemblais a un plafond.
Un beau plafond se dit il, des restes de fresques apparaissaient ca et la sur ce plafond, même si le sens n’en serait jamais découvert par le renard, qui commença a explorer ses alentours immédiats.
Il était effectivement allongé mais il ne savais sur quoi. Quand a la raison qui l’empêchais de bouger, elle fut simple a decouvrir.il était attaché. De grosses chaines l’empêchaient de se mouvoir aux mains et aux pieds. Il les secoua pour s’assurer qu’il s’agissait bien de ses membres avec un resultat affirmatif.
La peur s’empara de lui. Une peur profonde,animale.et il commença a se débattre malgré ses faibles forces.
Mais il cru vraiment perdre la raison quand il vit une immense ombre se pencher sur lui.
L’ombre était sans conteste celle d’un canidé. Il ne savait dire lequel, étant donné son  état mental. Il vit également non loin deux autre formes. Celle d’un avian, decharné,penche en avant comme sous le poids des années. Et la dernière. De celle la, il ne vit que son oeil.brillant,implacable. Il sentit un long frisson lui parcourir l’échine, une terreur sans nom prenant place dans son esprit abimé. C’était la souffrance elle-même, venue pour le chercher a l’aide de ses accolytes,afin de l’emmener vers des tourments éternels.
Il ne put se retenir plus longtemps. Il hurla. Enfin…ce ne fut qu’une sorte de long gémissement lugubre qui sortit de sa gorge asséchée, alors qu’il se tortillais, essayant vainement d’échapper a ce funeste destin.
 
Sur la table, un liquide s’écoula lentement, gouttant peu a peu avec un ploc régulier jusqu’au sol.


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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Dim 23 Oct - 20:37

Durant les heures qui précédèrent l'éveil du suspect, la petite troupe s'occupa à diverses occupations de prime importance. La princesse assura à son capitaine qu'il n'aurait nul besoin de prévoir un plan de défense pour l'entrée de la bâtisse. En revanche, comme Dja'Hal les avait évoquées, il fallait s'assurer que les diverses créatures peuplant le réseau troglodyte ne puisse s'aventurer jusqu'à leur repaire. Et, si cela s'avérait impossible à empêcher, qu'il sachent exactement par où afin de contrôler leurs allées et venues. Il s'agissait d'une simple reconnaissance, rien de bien dangereux en soit, les vieilles pierres du temple tenaient serrées les unes contre les autres depuis plus de temps qu'un furry ne pouvait s'en souvenir, aussi aurait-il été surprenant qu'une brèche soudaine laisse le monde extérieur pénétrer les murs sanctifiés.

Dja'Hal et la princesse vérifièrent rapidement l'établissement d'une base pour leur campement. Le mage s'assura de leurs réserves d'eau tandis qu'elle revoyait celles de nourriture ainsi que l'armement et les abris. Dans le doute, le capitaine les accompagnant avait fait charger de quoi établir un bivouac résistant en plein centre du désert, la princesse lui était reconnaissante de cette attention même si elle n'avait jamais eut l'intention de se reposer à même le sable. Les imprévus poussent parfois aux dernières extrémités et le chacal s'en était souvenu mieux qu'elle.
Comme les provisions suffiraient à leur permettre de tenir plus d'une dizaine de jours en se rationnant correctement, la princesse décida qu'il n'y avait plus besoin que de s'intéresser à la dangerosité du sujet allongé sur la table sacrificielle. Le vieux vautour à son flanc, elle se rapprocha et l'observa d'un œil critique.
Sa stature n'avait rien d'imposante. Il ressemblait à n'importe quel furry rencontré dans un commerce quelconque. De bonnes épaules, des muscles corrects, peut être plus gonflés au niveau des bras que pour la moyenne. Ses griffes apparaissaient mais la chauve-souris savait qu'elle n'avait rien à en redouter, le vrai danger somnolait quelque part en lui. D'un geste elle indiqua à Dja'Hal qu'il pouvait procéder tandis qu'elle se plaçait à quelques pas de retrait. Il ne fallait pas troubler la concentration du vieil érudit. Même s'il se montrait capable de prouesses qui auraient fait de lui un merveilleux professeur à l'académie de magie, il restait dépendant de sa concentration pour les accomplir. Son aîné écarta les mèches éparses sur le front du furry. Il lui lissa les oreilles tout en s'absorbant dans les prémices de son intervention, puis il posa sa paume contre le front de l'individu. Une paume sur le pommeau de son épée, Lenaelle se tenait prête, sa lame cristalline tirée de quelques centimètres luisait dans la pénombre mordorée de l'atmosphère. Au moindre mouvement agressif de la part de l'individu, elle n'hésiterait pas à lui trancher un bras pour sauver son mage.

De longues minutes passèrent. Le capitaine revint, un stylet rougit au point et la tunique débraillée. D'un mouvement du museau il désigna le mage, Lenaelle lui répondit de la même façon, se doutant que s'il n'abordait pas le sujet du sang sur sa lame c'est que rien ne les menaçait plus. Ensemble ils patientèrent alors, jusqu'à ce que le long cou étique du mage se redresse et qu'il se frotte doucement les mains tout en se tournant vers eux.

«Je suis navré Princesse, son esprit est confus. Il apparaît qu'il ignore lui même ce qui lui arrive. Je pourrais le découvrir en observant ses derniers souvenirs s'ils n'étaient pas aussi brouillons. Tout n'est qu'un mélange de peur, de panique, d'incompréhension, cela brouille mes sens psychiques comme si je me trouvais dans une tempête de sable sans même voir le soleil pour me repérer. Je ne peux faire mieux que proposer quelques suggestions. Je pense que vous avez raison, comme le nomade qui est venu nous voir. Ce furry est bien sous le coup d'un pouvoir semblable au vôtre. Je ressens en lui cette même puissance, mais je ne peux aller plus loin, c'est comme s'il se repliait au coeur de la tempête et je serais mit en charpie si je tentais de forcer ce mur. Ce n'est pas un pouvoir qui lui permet de se transformer en créature, ou de prendre le contrôle d'une partie du monde. C'est beaucoup plus fort, cela prend racine bien plus profond dans la magie. Ce furry est réellement devenu quelque chose d'autre, il ne s'est pas seulement fait imprégné par la magie, elle est maintenant trop profondément implantée en lui, s'il venait à perdre son pouvoir il devrait mourir avec, ils ne font plus qu'un et ce qu'un est énorme. Prenez garde Altesse, je ne pourrais vaincre une telle chose malgré tout mon désire de vous en protéger.»

Le museau penché vers le sol, la Princesse resta longuement silencieuse. Elle avait espéré que l'individu ne possède qu'un simple contrôle sur le monde, un talent qui, s'il n'était pas simple à contrecarrer, l'était toujours plus que celui que Dja'Hal venait de lui révéler. Sourcils froncés, elle affichait une mine soucieuse, terriblement sérieuse. Un talent aussi puissant faisait de celui le possédant un monstre de légende. Si elle l'avait voulut elle aurait elle même put terroriser sa gente pour obtenir un règne de peur, mais elle avait choisit de dominer le pouvoir, elle avait l'esprit de fer, la poigne d'acier, quoi qu'il tente elle se faisait un devoir d'obliger la magie à ployer l'échine devant elle. Qu'en serait-il de cet inconnu ?
Elle l'observa de loin. Rien en lui ne laissait imaginer le danger qu'il représentait. Si il venait à se laisser totalement dominer au point de ne plus être qu'une marionnette sous le joug d'une entité cherchant uniquement sa survie, elle devrait l'abattre. Il n'y a pas de retour en arrière possible lorsqu'une telle monstruosité prend vie.

«Dja'Hal. Capitaine. À partir de maintenant, quoi qu'il arrive, je vous ordonne de ne pas vous interposer entre cet individu et moi. Ne protestez pas capitaine, je vous renverrais au palais si vous ouvrez le museau pour me faire changer d'avis. Vous n'êtes pas à même de le combattre, ou plutôt vous ne pourrez pas porter atteinte à ce qui habite ce furry. Il est comme moi.» Comme le chacal lui adressait toujours un regard furieux elle ajouta calmement mais avec grand sérieux. «Faudra-t-il que je vous tue en duel pour que vous admettiez que ce que je dis est véridique ?» La question n'amenait évidemment pas de réponse, mais son fidèle bouclier lui en apporta tout de même une. Ses yeux brillèrent d'un éclat vif, et malgré l'ordre il arma par réflexe son bras porteur du stylet, visant le corps sur la stèle. «Il se réveille!» La Princesse se retourna. En effet, de faibles tremblements animaient la carcasse affaiblie sur la grande pierre polie par le temps. Les ongles au bout des doigts crissèrent presque sans bruit sur la pierre et l'Altesse se rapprocha, une main sur le pommeau entrelacé de roses de son épée. Elle surplomba l'individu de toute sa hauteur. Sans être particulièrement grande elle montrait le port altier et la mine austère des grands monarques lors des passes difficiles de leur vie. Dans les minutes qui suivraient elle devrait prendre une décision importante, la vie ou la mort pour le vagabond du désert. Cela, seules sa possibilité à le réguler et l'idée qu'elle se ferait de celui en qui la magie prenait racine pourraient le décider.
Un silence de crypte se forma dans la pièce, comme un nuage alourdit de menaces. Tous ici comprenaient qu'un instant crucial allait se jouer.
Le prisonnier ouvrit finalement les yeux. De ses prunelles la princesse ne voyait qu'une mince ligne noire entre ses paupières à peine entrouvertes. Ses doigts contre la pierre frémissaient si faiblement qu'il était difficile de qualifier cela de tremblements, toutefois, à l'embrasement soudain de terreur dans les yeux du furry elle sut que s'en étaient.
Une paume au dessus de l'autre sur ses reins mettaient les ailes de la princesse en retrait, comme une fioriture de son habit au demeurant relativement simple dans sa conception. Ses épaules droites, son buste sec et son buste fier tiraient son pourpoint de Princesse combattante sur son corps comme s'il avait été modelé à la place de sa peau pour la couvrir. Dans l'iris d'un rose de jaspe une pupille d'acier sombre observait celui qu'elle devait jauger.
Elle le sonda d'un regard. Certains fats prétendent pouvoir saisir l'essence profonde d'un être d'un simple regard. Ils se trompent, et la Princesse le sait parfaitement, il n'est guère possible de voir plus que ce que l'autre offre à voir à un instant particulier. Mais ce qui lui était donné en ce moment lui convenait. Nonobstant l'urine gouttant du socle de pierre dans la poussière du sol elle scrutait cette terreur sans âge et sans conscience qui évoluait dans le regard du furry en face d'elle. Un peur joyaux d’incompréhension douloureuse et de détresse, un mage noir venu d'un conte de fées n'aurait put créer une pierre plus sombre. Pour être à ce point terrorisé l'autre ne savait probablement rien de ce qui lui arrivait, rien au fait de la façon dont il pourrait se contrôler. Il ne représenterait une menace que sous une condition bien précise, et celle ci se trouvait déjà écartée par le témoignage de Dja'Hal.


«Permettez moi de vous souhaiter un bon retour parmi les vivants Monsieur. Bien que je conçoive les difficultés qui sont vôtres à apprécier l'instant, j'espère que vous admettrez qu'il vaut mieux qu'une mort misérable entre deux dunes.» Il n'y avait ni sarcasme ni méchanceté dans la voix de la Princesse. Une simple constatation de son éveil et une légère chaleur de bienvenue, car ni l'un ni l'autre ne se connaissaient. Sans bouger, elle attendit quelques secondes de s'assurer qu'il ne retournerait point dans un sommeil sans songes, puis elle reprit sur le même ton. «Avant que vous ne le demandiez, voici trois faits importants. Vous ne vous trouvez plus au même endroit qu'à la venue de votre inconscience, mais celui ci est sûr. Je ne pas une mercenaire ou une traîne-la-patte du désert cherchant à vous détrousser. Je suis Lenaelle Aublanche. Dignitaire du chaud royaume de Desperado Clooney. Je suis la Princesse Héritière, et je viens pour vous aider à vous survivre.» Toujours sans quitter l'individu allongé des yeux, elle commanda à ses compagnons. «Capitaine. Amenez une outre d'eau, la plus fraîche possible. Dja'Hal, surveillez la magie, je ne voudrais pas qu'une soudaine surexcitation de certaines personnes ne créée un ennuis mortel. Regardez moi Monsieur. Je vais aboir besoin de toute votre coopération. Vous l'aurez comprit il vous arrive des choses incompréhensibles pour qui ne connaît pas déjà leur nature. Nous tous savons ce qui vous arrive. Le petit peuple au-delà des frontières me nomme Noir Zéphir pour ma capacité particulière à changer de nature. Les nomades du désert me nommeraient Elue du Désert, et ils vous nomment aussi ainsi. Il est extrêmement rare de les entendre parler ouvertement de ces légendes vivantes, j'ai foi en leur identification, de plus mon mage et ami Dja'Hal a observé votre mémoire. Nous savons ce que vous avez fait. Sachez que j'en suis profondément navrée. Pour mes gens et pour vous. Un tel pouvoir sans préparation est un don aussi cruel que la soif sans avoir apprit à boire.» Le grand chacal escalada rapidement les quelques marches menant à sa Monarque, puis il lui tendit l'outre qu'elle saisit en inclinant légèrement le museau afin de le remercier. La main sur le pommeau de son arme, il en caressa la garde du pouce tout en retournant de quelques pas en arrière. La Princesse fit sauter le bouchon de l'outre et l'approcha de la bouche du renard terrifié. «Buvez. Buvez et cessez d'avoir peur. Je peux vous apprendre à maîtriser ce qui enrage en vous, je maîtrise moi même mon pouvoir. Mon but n'est pas de vous supprimer ni de vous enchaîner. Vous êtes un furry libre, probablement quelqu'un venu d'un autre état. Je n'ai sur vous que les droits que je possède sur chaque voyageur. Cela représente beaucoup mais je suis impartiale. Votre malchance vous a guidé sur une route sanglante, pas votre conscience, Dja'Hal peut en témoigner et la cour entière lui fait confiance, vous ne risquez rien pour vos actes passés, seulement pour vos décisions à venir. Ecoutez moi attentivement maintenant. Malgré tout ce que je viens de dire je ne vous laisse que deux options. Apprenez à vous maîtriser avec moi, ou mourrez. Je ne puis permettre qu'une calamité dont j'ai connaissance mette à mal mon Royaume. Mais je peux encore maîtriser la tempête, ma main reste-t-elle tendue.» Elle redressa l'outre et la referma avant de la garder contre son flanc. Droite dans la lumière éclaboussant murs et sol depuis le grand encadrement vide dans son dos, la Princesse semblait une statue peinte. Sans méchanceté, son allure manifestait un être dur comme le fer, possédant probablement le même mordant, mais peut être aussi plus de douceur qu'un fil de lame comme le laissaient suggérer ses traits et ses proposition.
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Kian Redfang
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Lun 24 Oct - 15:21

La mort parle, et quand la mort parle, on se tait. C’est ce que disait l’esprit du renard alors que cette ombre a l’œil brillant semblait lui adresser la parole. Sa voix était sèche tranchante comme le fil de sa faux qu’elle ne tarderais pas a sortir pour emporter son âme tourmentée vers l’enfer, ou l’attendrait sans doute des siècles de tourments, au cœur des flammes et des démons se riant de lui.
Il entendit un nom,Lenaelle Aublanche. Etait ce vraiment un nom ?ou simplement une formulation de cette créature infernale ? Il ne saurait le dire. Kian aurait tout donné pour ne pas être la, face a la représentation de la mort a l’œil si brillant. Il ne comprenais pas ce qu’elle disait, mais elle parlais quand même. Son esprit a moitie brise par l’épreuve qu’il avait subi n’avait pas encore commencé a recoller les morceaux éparses dissémines aux 4 coins de sa tête, et il n’en avait aucune conscience. Ce qui était en face des trois royaux personnages tenait plus de la bête blessée que du furry. Il les regardait avec des yeux fous, roulant dans leurs orbites, a la recherche de la raison qui lui avait autrefois appartenu sans doute. Mais la mort n’en démordait pas. Elle parlait,encore,et encore. Sa stature aussi droite qu’un rocher millénaire qui se dresserais face aux éléments, et gagnerais malgré le passage du temps face a l’acharnement combine du vent et de la pluie, sa voix aussi coupante qu’un scalpel qu’un chirurgien aurait choisi pour une opération délicate. Mais il n’était pas possible de faire autrement que de l’ecouter,et malgré sa peur animale, Kian l’écoutait. Même s’il ne savait pas quel était le sens de ses mots, il était comme hypnotisé.
Elle bougea. Tendant vers lui un objet. La faux qui emporterais son âme ! Avec un cri de bête blessée, il se protégea le visage en reculant. Ses liens étaient restes sur place humides, alors qu’une légère flaque d’eau s’étendait sur la table. Arrivant au bout, le renard se retrouva coince par le précipice que présentait le rebord de cette table de pierre, et attendit sa fin….qui ne vint pas.
Il rouvrit les yeux, dégageant ses mains, et regarda autour de lui. Le vautour le regardais avec des yeux comme des billes, le…chien ? Le chien était blême, il sentait d’ici son envie de tuer. Quand a la mort, elle tendait toujours son objet…une gourde…c’était une gourde… elle l’approcha et il bu, il avait l’impression de se reconstituer, d’aller un peu mieux, mais il avait soif…si soif…l’eau ne suffirait pas. Loin de la.
Comme un remède miraculeux, l’eau qu’il avait ingurgité ut un effet sur son esprit autant que sur son corps. Il étudia plus attentivement ce qui était devant lui. Ce n’était pas la mort, bien au contraire. C’était…une personne. Son œil brillait, certes, mais cela était du au fait qu’elle portait un bandeau. Elle avait de grandes oreilles, un museau pointu, une couleur dans les tons rose…une renarde ?non. Une chauve souris ? Pas vraiment.
Il contemplais a présent la princesse, fasciné, comme s’il s’agissait de la première chose qu’il découvrait de son existence. Sa posture, sa voix, son regard. Pour un fur normal, quiconque serait a proximité serait forcé de l’écouter, mais Kian n’en était pas encore capable. Il captais des bribes de mots, sans réel sens. Elle parlais du désert, de pouvoir, de contrôle, d’actes atroces qu’il avait commis…
A ces mots, il pleura, sans rien dire. Qu’avait il fait ?pourquoi l’avait elle ramené ?pourquoi lui assurait il qu’elle pouvais l’aider ? L’autre option était la mort. Pouvais elle réellement le tuer ? Avait il envie de mourir ?pourrais elle l’aider a expier ses nombreuses fautes ?
De sa conscience floue, encore éparse lui revint en mémoire un compte, une legende,ou était ce une idée d’une religion ? Il ne savait plus. Mais cela disait qu’a un moment donné, il fallait faire un choix important dans sa vie. L’un pouvait mener aux ténebres,l’autre a la lumière. Oui, ca devait être une idiotie d’une quelconque religion. Mais voila que lui, Kian Mctyre était arrivé a ce choix. Lequel était le bon ? Lequel était le mauvais ?
Elle ne parlais plus, et le regardais. Son regard perçant braque sur lui. Que dire ?que faire ? Il était lâche, il ne voulais pas mourir. Et,s’il existait la moindre chance qu’il puisse expier ses fautes en la personne de la femelle en face de lui, il la saisirait. Lentement, il acquiesça.

Il s’était calmé, la raison lui revenait peu a peu, il tenta de se pointer du doigt, afin de se présenter, mais de sa gorge, ne sortit qu’un faible coassement. Il n’avait pas parle depuis longtemps, et le faible cri qu’il avait pousse plus tôt avait achevé d’abimer ses cordes vocales. Qu’allais il faire a présent ? Il regarda les deux autres membres qui accompagnaient la femelle. L’un ne se remettais pas de ce qu’il avait vu et l’autre dégageait une envie de tuer sans pareille, du moins, Kian en était persuadé. Il se recroquevilla, ramenant ses jambes contre son torse, passant ses bras faibles autour, et se protégeant avec sa queue en couinant. Il avait encore peur,et ses larmes ne tarissaient pas. Elle était peut être son salut, mais cela n’effacerais jamais ce qu’il avait fait.

Il fini par se calmer, ses sanglots s’espacèrent et prirent fin. Il resta la, pendant ce qui paru une eternité,assis en position fœtale il voulait en finir, mais il ne voulais pas mourir. Il leva lentement un regard embrumé vers la chauve souris, il était l’image même de la détresse. Elle le fixait de son œil froid et implacable, mais il comprit en la regardant qu’il existait chez elle une certaine pitié, et de la justesse. Si elle se comportait ainsi, c’était avant tout pour protéger les autres. Qui donc ? Il ne le savait pas. Avait elle également mentionné son pouvoir ?était elle comme lui ?un monstre ?elle n’en donnais pas l’air. Il fit alors la seule chose possible a faire. Ouvrant la gueule plusieures fois, sans succès, il finit par coasser une simple phrase.

Aidez moi…..


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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Ven 18 Nov - 0:41

La Princesse patientait. Elle savait la difficulté de l'individu en face d'elle à reprendre pleinement conscience de lui même en tant qu'individu ancré dans la réalité. Le sortir d'un état de transe profonde avec son pouvoir amène toujours une grande désorientation. Pour sa part elle l'avait expérimenté quelques fois, très rarement, et souvent face à un grand nombre d'ennemis. Son candy, celui des ombres, ne brille pas par sa lumière bienfaisante. Il est comme les ombres, et les ombres abritent bien souvent les angoisses des mortels. Se laisser posséder par son pouvoir était bien plus facile que de le soumettre, et lorsqu'elle parvenait à le guider, Lenaelle se trouvait toujours dans la posture difficile de la frêle carcasse s'agrippant à la crinière glissante d'un monstre en fureur. Le pouvoir du furry était puissant lui aussi. Les nomades sont habitués au désert et à ses dangers, les attaques de brigands en font partie. Si ils étaient morts si nombreux, c'est que le drame avait une source puissante. Elle plaignait le pauvre furry en face d'elle plus qu'elle ne désirait lui faire expier ses crimes, mais elle ne pouvait pas le lui montrer. Son rôle de dirigeante tout comme le fait qu'il lui soit impossible d'accepter qu'un monstre comme lui existe, en tant que simple individu voulant survivre, la forçaient à se montrer dure et froide pour le moment.
La Princesse désirait lui tendre la main, physiquement, autant que l'agripper par le col pour le secouer et qu'il se décide. Elle ne supportait pas de le voir se recroqueviller ainsi sur lui même. La dernière chose qu'elle désirait c'était bien qu'il érige un mur entre lui et le reste du monde. Certains prétendent qu'un pouvoir comme ceux qu'ils possèdent tous deux est une malédiction. Ne pas pouvoir se passer d'une certaine substance, perdre les pédales lorsqu'il est mal géré, risquer la noyade dans tous les points d'eau salée. Mais le forgeron risque la brûlure, le charpentier la coupure, les nomades les attaques de brigands. Chacun se prépare à cela, chacun se développe, atteint des sommets parce qu'il sait se maîtriser et maîtriser son art. Non. Leur magie est un don. Un don extrêmement puissant, ce qui rend les désagréments d'autant plus importants, mais celui qui apprend à dompter sa magie pourrait régner comme un dieu s'il avait l'esprit suffisamment pervers pour cela. Et Lenaelle ne pouvait que difficilement regarder la silhouette de ce presque dieu qui se roulait en boule autour d'elle même, comme un oursin dardant ses piquants face au monde. Elle l'en aurait presque giflé, mais elle devait admettre la réalité des faiblesses des autres. Tous ne pouvaient pas réagir comme elle. Son don était voulut, et rapidement prit en charge. Aujourd'hui elle constate l'étendue des dégâts que peut produire la surprise lorsqu'elle est de cette nature. Le pauvre furry face à elle en est détruit, et il est malheureusement le seul à pouvoir redresser les épaules pour se bâtir à nouveau.
Aussi, dans le silence tout relatif de la grande salle, seulement troublé par les respirations, le souffle lointain du vent, et les sanglots du jeune furry, elle patientait. Droite, fière et imposante comme une statue. Elle attendait sa réponse tandis que la lumière accrochait la lame pendant de sa taille dans un éclat cristallin. Son unique œil fiché sur le furry elle dardait sur lui un iris rose dont l'intensité n'avait rien à envier à la meilleure des épées.

«Aidez moi. »

Ce n'était pas réellement une réponse oui ou non, mais elle convenait parfaitement. La chauve-souris toisa encore un moment l'individu, sans donner de réponse ni aucun signe qu'elle l'avait entendu. Puis elle releva la gourde, toujours dans sa main, et la déposa sur la pierre de l'autel à côté du furry.

«Ne buvez pas tout. Nous avons actuellement des réserves pour plusieurs jours et nous savons tous trois comment trouver de l'eau dans le désert, mais l'hydratation doit être graduelle pour ne pas vous indisposer. Pour l'instant vous allez vous détendre. Je vous interdit de quitter cette pièce ou de toucher au matériel que nous avons apporté. Si vous désirez quoi que ce soit il vous faudra demander.» La Princesse marqua un temps d'arrêt pour s'assurer qu'il saisissait bien tout ce qu'elle venait de lui dire. «Je vais vous aider. Votre pouvoir est un don. Il est puissant et sauvage. Je vais vous apprendre à le mener comme on le fait pour les bêtes de monte. Vous devrez vous montrer assidu à la tâche et ne pas perdre espoir face à l'échec. Il est important que vous preniez la mesure de ce qui vous habite, et de fait celle de l'apprentissage qui vous attend. Mais surtout. Ne croyez jamais que vous pourrez en user contre moi ou mon peuple. Si ce que vous prévoyez pour le reste de votre vie, avec ou sans pouvoir, ne regarde que vous, ce que vous prévoyez sur mes terres est mon affaire. Même avec toute la maîtrise que vous pourrez acquérir je vous déconseille fortement de fomenter le moindre méfait sur mes terres. Les faibles brigands et escrocs sont une chose. Mais les être comme vous et moi ne se mettent pas en cage, ils s'exécutent.» Son ton n'était pas franchement dur, mais il admettait si peu la répartie qu'il offrait le même accueil qu'une porte de prison grinçant dans le dos du condamné. Toutefois, les traits de la Princesse s'adoucirent imperceptiblement. En gardant sa superbe et son maintien royal elle lui parla plus doucement. «J'espère ne jamais avoir à vous infliger cela. Tout individu doit savoir à quoi il s'expose lorsqu'il peut l'apprendre. Je ne désire que votre paix ainsi que la mienne et celle de ceux que je protège. Soyez certains que, malgré vos actes, je ne vous juge pas coupable et ne retiens aucun grief contre vous. Le pouvoir a agit, pas votre esprit, n'oubliez jamais que c'était lui qui faisait cela. Votre part de responsabilité se trouve dans votre ignorance, elle existe, et aujourd'hui elle se déplace. Vous savez, à partir de maintenant vous serez pleinement responsable de chacun de vos actes liés à l'utilisation de ce pouvoir. Je vous laisse le temps de vous reposer, mes compagnons et moi même allons effectuer quelques préparatifs. Songez à toutes les questions auxquelles vous désireriez trouver des réponses, même celles qui vous semble les plus idiotes. Que ce soit pour savoir d'où vient notre eau, comment s'appelle ce lieu ou même ce que vous devrez faire plus tard, nous tâcherons de vous apporter les réponses les plus justes et adéquates.»


Sur ce, la Princesse se retourna, sa cape se froissant doucement dans son dos pour la draper. Elle se rapprocha de ses deux protecteurs et commença à discuter avec eux.
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Kian Redfang
MessageSujet: Re: Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]   Ven 2 Déc - 21:03

Assis sur le rebord de la table en pierre étrangement froide pour le climat torride du désert, le renard observa celle qui lui avait sauvé la vie, ou qui avait réduit à néant ses espoirs de rédemption, il ne savais toujours pas si son choix était le bon, seul l’avenir le lui dirait, et s’il avait réellement fait le mauvais choix, l’avenir en question lui reviendrais avec une force phénoménale dans le museau.

Ah, il reprenais ses esprits, il s’en rendais compte à présent, la bête terrifiée qu’il était devenu laissait place à son vrai moi. Mais était-ce vraiment lui ? le personnage de Kian au quotidien n’était-il guère plus qu’une façade ? Et la bête terrifiée était-il alors sa véritable identité ? Et si..

Ses pensées furent brutalement interrompues par un petit bruit. La femme avait posé sa gourde près de lui. Il releva la tête vers elle, plongeant l’espace d’un instant son regard dans celui de la chauve-souris, car il avait décidé qu’elle en était une, a défaut de savoir réellement, et cela lui faisait du bien de se raccrocher a des choses qu’il savait, des choses comme la femme en face de lui, dont on pouvait lire dans le regard une férocité extrême, mais cette hargne n’était dirigée que contre ceux qui voulaient du mal à ceux qu’elle aimait. Il la savait décidée, forte, implacable, et en même temps… compatissante, douce s’il le fallait. Il vit tout cela en moins d’une seconde, le bref temps d’un contact visuel. Un ivrogne lui avait dit un jour que les yeux étaient le reflet de l’âme, avait-il vu l’âme de la chauve-souris a l’instant ? et si c’était le cas, qu’avait-elle vu, elle ? avait-elle vu ce qu’il était réellement ? un couard, soiffard, ronge par le doute et la crainte du lendemain ?

Elle lui parla alors, lui expliquant ce qu’elle attendait de lui dans l’immédiat. Ne pas bouger, ne toucher a rien, boire un peu, pas trop. A ces mots, il eut une soif indescriptible, il regarda la gourde, sachant d’instinct ce qu’elle contenait. Il savait aussi que cette eau l’aiderait à se sentir un peu mieux, mais la soif qu’il ressentais n’était pas celle de l’eau. Cela le ramena brutalement à ces sombres mois ou il déambulait ivre mort d’un troquet a l’autre, cherchant à étancher une soif inextinguible d’alcool.
L’alcool, il salivait rien qu’à l’idée de boire un verre de whisky, mais secoua la tête, non, plus jamais, il se l’était promis. Boire ne l’avais jamais aidé, bien au contraire.

La chauve-souris continua de parler, le mettant en garde. Ses mots devinrent durs, cassants, et Kian les encaissait un a un, comme des pierres lances contre lui, il savait pourquoi ce ton, elle parlait de ceux qu’elle aimait. Son peuple ? était-elle importante ?  Ses terres ? Oui. Elle était importante, mais qui était-elle ? pourquoi voudrais il lui faire du mal ? Il ne voulait plus faire de mal, non. Il avait déjà cause assez de souffrance. Dans le même temps, elle lui expliquait ce qu’étais son…don, si tant est qu’il s’agissait réellement d’un don, et non d’une terrible malédiction dont le porteur était condamné à infliger mort et souffrance. Elle lui expliquait qu’il faudrait l’éduquer, lui comme ce pouvoir, ne jamais renoncer, le maitriser.
Son ton se radoucissait, il le ressentait, il s’agissait de la partie compatissante dans son regard et dans sa voix. Ce n’était pas sa faute, lui assurait elle, il ne savais pas, il était dominé, mais, en acceptant son offre, il deviendrais responsable de ce qu’il ferais de ce pouvoir.

Elle s’éloigna, lui assurant qu’elle et ses deux compagnons répondraient a ses questions. Mais son éloignement ramena les peurs de Kian au premier rang il tendis la main vers elle, apeure
« hhhheeuu ! »
à ce moment, la gourde se vida, sans qu’elle eut à bouger, le flot jaillit dans les airs, rejoignant la paume de sa main avant d’y disparaitre, comme aspire. Avec un petit cri d’effroi, il ramena sa main contre son torse, comme un enfant qui se serait brule en touchant une casserole chaude, mais il n’avait pas mal. Il ne voulait pas que cette malédiction blesse la femme, il voulait l’écouter, il voulait apprendre d’elle. Il ne voulait pas la voir mourir.

Elle ne vit probablement pas ce qui s’était passe, ou elle s’en moquais, car elle commença a discuter avec ses compagnons. Kian n’entendais pas les propos échangés, ni le ton employé. Il s’était mis à l’écart, autant physiquement que mentalement, des questions ? Il en avait probablement des centaines, qui, quoi ? ou ? comment ? pourquoi ? pourquoi lui ?

Mais la fatigue survint brusquement, et avant même qu’il ne s’en rende compte, il dormais, apaise, et en même temps tourmente. Ses rêves lui posaient des questions, et il était incapable d’y répondre.

A son réveil, ils étaient toujours là, à l’observer du coin de l’œil, faisant comme si de rien n’était.
Kian passa ses jambes par-dessus le rebord, et d’un pas mal assure commença a marcher. Son pas était lourd, trainant, il avait l’impression d’apprendre à marcher pour la première fois, ses pieds s’emmêlaient, manquant de le faire trébucher à chaque pas. Il arriva finalement au mur le plus proche, et, tel un enfant découvrant une merveille, il commença a étudier la salle, faisant le tour d’un pas mal assure, mais se tenant résolument contre la paroi afin de ne pas tomber.il finit par se rapprocher du groupe, les étudiant tout en penchant la tête

« qui…qui êtes-vous ? et ou je suis ?pourquoi ? »

les mots venaient avec plus de facilite a présent, ses pensées étaient plus ordonnes, cependant, il sentais la vague qui annonçait les catastrophes flotter dans son esprit, prête a frapper à l’improviste.

« j…j’ai soif… pas…pas d’eau… »
Il l’avait dit presque inconsciemment. Il voulait tellement boire ne serait-ce qu’une gorgée d’alcool que cela était devenu une douleur presque physique depuis le temps, et il priait à la fois pour que ses furs devant lui comprennent, et en même temps pour qu’ils lui refusent.


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Une oasis dans le desert [PV Leanelle Aublanche]

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