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 Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle

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Kadvan Afadig
MessageSujet: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Jeu 2 Nov - 20:27

Kadvan marchait d'un pas rapide dans une rue grouillante, affichant une figure morne. Deux semaines! Il avait presque tous les éléments nécessaires pour couper les vannes à la distribution de zéfoud du pays, voire du continent. Mais cela faisait deux foutues semaines qu'il avait cherché, sans succès, une tactique pour détruire le réseau de cette drogue infâme de l'intérieur! Il était parvenu, sous le faux nom de Lucas Cheetahm, à obtenir la confiance des membres de l'organisation qui étaient basés en ville, et même d'obtenir un rang relativement respectable, mais, il se devait de l'admettre, la sécurité interne était irréprochable! L'identité du chef et de son second était inconnue de tous, rendant leur arrestation ou leur assassinat impossible. Le lieu de production de la drogue en question n'était guère mieux connu. Pour couronner le tout, le lieu de livraison changeait à chaque fois et les livreurs s’arrangeaient toujours pour partir juste avant ceux qui récupéraient les caisses, si bien qu'il était impossible de remonter plus loin dans le réseau... C'était insupportable! Kadvan était si proche de réussir, mais, pourtant, si loin...

De plus, il était bloqué dans cette ville! Il n'avait aucun moyen de contacter sa hiérarchie de manière sure, de les informer de sa situation précise et d'obtenir une aide logistique! Non: Il était coincé ici, contraint de suivre des ordres contraires à son éthique! Garder son moral était une lutte de chaque instant... Il savait qu'il était en train de participer à quelque-chose d'horrible. Chaque seconde qui passait condamnait peut être une personne de plus à une mort atroce, et il y participait. Une larme mouilla la fourrure de sa joue, mais il la sécha rapidement. Il ne pouvait pas laisser transparaître d'émotions. Il était obligé de les contenir jusqu'à ce qu'il soit dans cet appartement moisi, cette cage de bois où il s'enfermait tous les soirs pour dormir.

A chaque fois qu'il rentrait «chez lui»... Qu'il retirait son pantalon pour le jeter sur son lit... Qu'il s'enfermait dans la salle de bain pour se laver de ce mal qu'il avait commis... Il se cramponnait au lavabo, s'appuyant dessus pour jeter son regard douloureux à son reflet dans le miroir. Ce qu'il voyait lui semblait abject! Alors, lorsqu'il allait dans la douche, il allumait l'eau, s'affalait, abattu, dos au mur, agrippant la fourrure se trouvant au sommet de sa tête... Et pleurait... Se laissant baigner dans sa tristesse.

Mais, en attendant, Kadvan marchait seul, il marchait. Les maisons qui défilaient toutes les unes après les autres lui paraissaient mornes, tristes. Les personnes qu'il croisait et qui rigolaient l'énervaient. Il pleurait, criait, hurlait en lui même. Personne ne l'entendait. Personne ne l'écoutait. Tous avaient leur projet, leurs joies, leurs problèmes. Pas le temps d'écouter les autres... Que pouvaient-ils faire de toute manière? Kadvan faisait partie d'un autre univers: celui du secret... Jamais ils ne pourraient savoir...
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I'm a fur
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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Dim 12 Nov - 13:12

Siégeant sur sa cathèdre sculptée, derrière un large bureau empesé de documents divers et bien souvent d'une importance égale, la princesse régente de Desperado Clooney conservait un calme bien trop éloquent pour ne pas être dangereusement annonciateur de mauvaises nouvelles. Un parchemin occupait l'une de ses mains, arrivé par messager en escorte depuis la République Blanche il était cacheté de plusieurs sceaux, tous brillants de leur importance et du renvoi qu'il exerçaient vers l'un ou l'autre des ministères de la République. En quelques mots, il s'agissait d'un message important, urgent, rédigé par des gens importants, pressé, pour relater une grave nouvelle.
Devant le bureau, au côté de l'envoyé de la République Blanche chargé de délivrer le pli, le valet en service pour cette heure tenait de son mieux son angoisse. Lenaelle ne se caractérisait pas par ses démonstrations d'humeur, crier relevait de la faute grave pour elle, mais la mine lisse qu'elle affichait trahissait un exercice de réflexion particulièrement sérieux. Au delà de ses réflexions habituelles qui ne la laissaient déjà que peu émotive, elle semblait faite de pierre à l'instant même, du même roc solide et tranchant avec lequel les nomades du désert fabriquent leur totem. Une pierre abrasive, méchante toute en retenue, un de ces cailloux que l'on dit habité d'esprits et qu'il vaut mieux ne pas déranger. En ce moment même, l'un de ces fameux esprit se mouvait dans le regard fixe de l'Altesse.

-«Madame, je
-Altesse», coupa le valet. «Il s'agit de son Altesse Lenaelle Cey'Eridez Aublanche, les dames se rencontrent dans nos rues, monsieur.»
Sans relever l'insulte faite à demi mot par le dernier terme de la sentence, le message reprit, impatient dans son ton.
-«Altesse, il me semble que l'affaire est urgente.»
Sans prendre la peine de répondre, la Princesse déposa le document sur son bureau. Elle passa le pouce dessus, toujours pensive, puis chiffonna le pli et le laissa sur un coin en s'adressant à son serviteur.
-«Ayez l'amabilité de détruire cette missive sous les plus brefs délais. Veillez aussi à ce que nos hôtes profitent pleinement de nos meilleurs appartements, en toutes choses, qu'ils n'en manquent aucune faveur. Évidemment ils bénéficieront de la garde altière découlant de leur rang et de leur envoi.»
Elle se leva alors, tirant délicatement et d'un geste économe un pan de sa cape sur l'avant de son corps. Alors seulement son regard borgne se posa sur l'envoyé de la République. Sans faire preuve d'une animosité marquée elle se contenta de fixer les rôles et de distribuer les points.
-«Ne croyez pas que je dénigre vos sens, messager, mais il se trouve que je suis Princesse régente. Je remarque mieux que vous ne semblez le penser le caractère urgent ou pas d'une situation. Évidemment, vous l'avez parfaitement comprit, ce n'est qu'une remarque de pure forme.»
L'intéressé saisissant la faute commise en jugeant pour un souverain choisit de se taire et baissa légèrement la tête dans un mélange de déférence forcée et d'assentiment.
-«Toutefois, comme le voyage a été aussi pressé que la mission, je comprends votre fatigue et le risque de certaines maladresses. Desperado Clooney et la République Blanche désirent toutes deux entretenir les meilleures relations qui soit. Le personnel vous guidera à vos appartements et vous aidera à vous délester des rigueurs du voyage et du poids de vos armes. Ici vous ne craignez rien.»
-«Sauf votre respect, Altesse, je ne connais pas le contenu de ce message, mais je sais qu'il concerne l'un de nos ressortissants engagé dans quelque situation à risque. Il me semble évident que
-Que la République Blanche s'est investit dans le Royaume de Deperado Clooney sans autorisation ni prévention et qu'elle assume maintenant les conséquences malheureuses de cette ingérence. N'ajoutez pas l'erreur à l'erreur, messager. Le Royaume s'occupe de les réparer sur le territoire du Royaume. Vous pouvez disposer.»

Les poings serrés et la mâchoire saillante de muscles, le messager s'inclina au minimum avant de sortir rudement du bureau. Bien qu'elle ne le regarde pas, Lenaelle sentit un sourire chez son valet. Il s'agissait d'un ancien du palais, un bon serviteur qui travaillait au service de la royauté depuis plus d'un siècle et connaissait les ficelles du protocole. Ce genre de sortie équivalait à une insulte, la République semblait en apprécier le cumul puisqu'elle envoyait ce genre d'énergumène corriger une bourde presque criminelle. Sans avoir besoin d'ajouter quoi que ce soit, elle savait que le serviteur ne manquerait pas de tancer poliment le messager, en toute amabilité secourable, évidemment. Au moment de sortir il lui tint la porte puis s'en fut d'un pas rapide mais digne dans les couloirs, dans les brisées de l'envoyé dont les talons claquaient furieusement dans le lointain.
Écartant ces jeux d'enfants de ces pensées, la Princesse se concentra sur le sujet autrement plus préoccupant d'un espion de la République destiné à la mort si elle n'agissait pas dans les plus brefs délais.

La description de l'individu à secourir étant sise à la lettre, la troupe de la Princesse avait put planifier une mission. C'est ainsi qu'au détour d'un rue, là où un venelle en croise une autre, une forme se tira de l'ombre comme une bête de la vase, enveloppa un félin marchant tête basse, et se fondit dans le mur que tous deux percutèrent l'instant suivant.
Il y a peu à dire de la pratique des ombres que connait la Princesse Lenaelle, si ce n'est qu'elle est la seule capable de maîtriser parfaitement ce don. Ses vêtements, ses armes, suivent son corps dans la transformation éthérée, et, parfois, certaines choses vivantes aussi, ce qui demande bien plus d'efforts. Bringuebalées dans les remous aveugles et sans repaires d'une nuit solide, épaisse et envahissante, ces créatures se sentent noyées. Leur corps n'existe alors plus, elles se fondent dans le pouvoir de la Princesse, certains parlent d'une sensation d'amputation, d'autre de noyade, comme s'ils avalaient de la boue sans jamais pouvoir recracher ni respirer. Fort heureusement ce voyage ci ne dura guère longtemps.
Lâché au sol au sortir d'un mur, après être passé dans l'interstice entre un carreau et sa croisée, le félin tant recherché connut le délice d'un sol solide sous son corps redevenu tangible, tandis qu'à quelques pas de lui, une masse sombre disparaissait dans une porte fermée.

Plusieurs soldats se tenaient dans la pièce, tous déguisés. Ils portaient des habits de civils et de baroudeurs, le genre de gaillards qui apparaissent un jour et disparaissent le suivant à la poursuite d'une tête ou sur les traces d'une caravane. Deux saisirent le chat sous les aisselles et le redressèrent rudement. Un autre apporta une chaise. Ils l'assirent et lui apportèrent de l'eau de vie ainsi que de la viande séchée et méchamment épicée. S'il le fallait ils lui mettraient des claques pour qu'il recouvre ses esprits, mais le Princesse avait bien dit que la violence ne devait être qu'un dernier recours, brutaliser les sens devait normalement suffire à ramener l'individu dans l'instant présent et lui rappeler son individualité personnelle.
De son côté, Lenaelle apprêtait sa mise, bénéficiait de son injection rituelle après l'utilisation de son pouvoir, la mixture coulant alors dans ses veines calmant l'espèce de fureur pathologique et vorace qui se mêlait à son sang. Lorsqu'elle n'eut plus de motifs de retards, la porte par laquelle elle avait disparue quelques minutes plus tôt s'ouvrit. On masqua les fenêtres, les gardes se postèrent aux issues, autour du chat, et de chaque côté des fenêtres.
Drapée dans un long manteau vert sombre aux attaches rehaussées de galons cuivrés, un surcot de cuir huilé, l'épée ceinte à la taille, et l'éclat de son cache-oeil atténué dans la pénombre feutrée qui s'était installée, Lenaelle fit face à l'espion.

-«Recevez mes plus sincères salutations, Kadvan Afadig, je suis heureuse que vous viviez encore. Nous n'avons guère de temps, racontez moi tout ce que vous savez, n’omettez rien, et je vous sauverais.»
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Kadvan Afadig
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Mar 14 Nov - 10:44

Le chat s'engagea dans une ruelle qui lui servait de racourci. Elle était bloquée par un grillage plus grand que lui, mais il l'escalada sans aucune difficulté, sautant presque par dessus, avant de se réceptionner avec une roulade de l'autre côté. Ce petit chemin était froid et sombre, abrité du soleil par les deux bâtiments qu'elle séparait. Il y avait bien rencontré quelques racailles, qui avaient vu en lui une proie facile, mais ils ont fini par comprendre que ce n'était pas une bonne idée, de par sa réputation chez les criminels d'ici, et par quelques claques bien placées. Il avançait donc en toute confiance.

Cependant, il remarqua du coin de l'oeil quelque-chose de très étrange apparaître à côté de lui, sur le mur. A peine eut-il le temps de tourner la tête pour regarder de quoi il s'agissait que, déjà, une masse sombre, informe et monstrueuse, en jaillit.

Qu'est-ce que…

Le chat bondit en arrière, amenant sa main au karambit dissimulé dans sa ceinture, mais la chose était déjà sur lui, s'emparant de ses bras et ses jambes, lui couvrant la bouche, l'empêchant de crier, et l'entraina avec elle dans la tâche sombre sur le mur, d'où elle était sortie. Mais au lieu de l'impact attendu, le félin se vit comme absorbé, assimilé par la créature, incapable de lutter. Il était entrainé dans un tourbillon d'un noir d'encre, lourd et pâteux, l'étoufant et l'empêchant de bouger. Il avait l'impression de se noyer dans de la boue, et il n'avait aucune idée d'où était la surface; le haut et le bas semblaient se confondre et il se sentait partir. Il voulait se débattre, s'accrocher à la vie, mais il se rendait bien compte qu'il était entièrement à la merci de la chose qui l'avait capturé…

La lumière revint brutalement, et Kadvan fut projeté contre un sol froid et dur. Il commença à se relever, haletant, inspirant avec délice cet air dont il avait été privé pour ce qui lui avait semblé une éternité, avant que quelque-chose ne l'attrape sous les bras pour le mettre debout puis sur une chaise amenée par un canidé aux allures de brute.

Il avait un peu de mal à se remettre de ce voyage secoué, mais il commençait à comprendre sa situation. Il se trouvait dans un pièce inconnue, cerné par une bande de ce qu'il immaginait être des mercenaires et dont le travail était sans doute de l'empêcher de se sauver. Pas d'inquiétudes sur ce point, il n'en avait pas l'intention pour le moment. De toute manière, ils ne semblaient pas hostiles, il lui avaient même aporté à boire et à manger. Il refusa poliment, ne pouvant boire d'alcool et n'ayant pas faim de toute manière.

Soudain, la porte s'ouvrit. Comme s'il s'agissait d'un signal, les hommes se mirent en position. Certains masquent les fenêtres avant de se poster de part et d'autre de celles-ci, et les autres se mirent aux issues et à côté du chat. Au vu de l'organisation et de la posture de ces personnes, il apparut à Kadvant qu'il ne pouvait s'agir de simples mercenaires. Ces gaillards étaient des militaires, des professionnels.

Drapée dans un long manteau vert sombre aux attaches rehaussées de galons cuivrés, un surcot de cuir huilé, l'épée ceinte à la taille, et l'éclat de son cache-oeil atténué dans la pénombre feutrée qui s'était installée, celle que Kadvan imaginait être son hôte entra dans la pièce et lui fit face.

- Recevez mes plus sincères salutations, Kadvan Afadig, dit-elle. Je suis heureuse que vous viviez encore. Nous n'avons guère de temps, racontez moi tout ce que vous savez, n’omettez rien, et je vous sauverais.

Nom de… Elle connait mon vrai nom? Mais qui…

C'est là que ça lui revint. Celle devant lui était certainement la princesse régente de Desperado Clooney, Lenaelle Aublanche. En tout cas, la déscription qu'on lui en avait donné corespondait parfaitement, bien qu'elle fasse défaut quant à sa beauté et de la force dont elle irradiait. Les gardes qui essayaient de se faire passer pour des civils étaient certainement sa garde personnelle.

- Altesse? Demanda le chat, visiblement agité. Mais qu'est-ce que ça veut dire? Il doit y avoir une erreur, moi, mon nom, c'est Lucas, Lucas Cheetham! Et c'était quoi cette… chose qui m'a amenée ici?

Il y avait certainement une raison pour laquelle elle connaissait son nom, mais Kadvan devait rester prudent...
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I'm a fur
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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Sam 18 Nov - 21:12

Les sourcils finement dessinés de l'Altesse s’infléchirent insensiblement. La situation relevant directement de son autorité par la reconduite des missionnaires de la République Blanche et sa présence sur le terrain, elle n'entendait pas louvoyer entre les sous entendus pour obtenir l'essentiel. Sans durcir sa voix mais avec la note habituelle et naturelle d'autorité que son rang lui conférait, elle brisa d'emblée l'élan du félin.

-«Vous pardonnerez je l'espère mon manque de ronds de jambes, sieur infiltré, mais je n'entends pas jouer avec vous, d'autant que la nature du chat pourrait vous échapper et vous vous retrouveriez souris acculée. Je sais les raisons de votre présence sur mon territoire. Mieux encore, j'en connais les déconvenues. Ceci n'est ni une visite de politesse ni un interrogatoire, c'est votre porte de sortie.»

Elle éluda la partie traitant du moyen de locomotion peu habituel dont il avait bénéficié quelques instants plus tôt et, à la suite d'une brève pause permettant à l'espion de saisir la situation, reprit avec toujours la même inflexion directe et autoritaire.

-«Reprenons donc, sieur Afadig de la République Blanche, département des stupéfiants, enquêteur. Je suis la Princesse Lenaelle Cey'Eridez Aublanche. Je vous épargne la liste de titres et le protocole affligeant de la cour. J'attends de vous la plus complète coopération pour la suite de mon intervention, laquelle tient en deux points. Détruire la cellule infiltrée. Extraire l'élément de la République Blanche, intact si possible, vivant à fortiori. Suis-je suffisamment claire ?»

Une nouvelle fois, la Princesse patienta. De toute sa hauteur elle toisait l'infiltré avec majesté, le port droit, l'allure altière, rayonnante d'un charisme complet, ni brutal ni sournois. L'éclat feutré de son cache-oeil s'accordait à celui, de silicose, de l'iris visible, froid mais neutre. Bien qu'écrasante de prestance et de présence, il semblait que ses dires reflètent sa pensée profonde. Car s'il est bien une chose que la Princesse Lenaelle ne supporte pas c'est que l'on s'en prenne à son territoire, cela s'entend aussi bien par la présence de malfrats et l'exercice de leurs pratiques frauduleuses dans les divers milieux interlopes, que les ingérences d'étrangers au sein d'affaires tenant de la responsabilité de l'état souverain, à savoir, elle.
C'est donc dans cette atmosphère pesante, sans animosité particulière mais vibrant d'une puissance silencieuse et retenue, que l'Altesse attendait ses réponses. Il allait sans dire que la négation constituait un hors-sujet total et non avenu.
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Kadvan Afadig
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Aujourd'hui à 11:22

- Vous pardonnerez je l'espère mon manque de ronds de jambes, sieur infiltré, mais je n'entends pas jouer avec vous, d'autant que la nature du chat pourrait vous échapper et vous vous retrouveriez souris acculée. Je sais les raisons de votre présence sur mon territoire. Mieux encore, j'en connais les déconvenues. Ceci n'est ni une visite de politesse ni un interrogatoire, c'est votre porte de sortie.

Les oreilles du chat se dressèrent à l'entente de cela. Porte de sortie? Mais comment avait elle obtenu toutes ces informations, d'abord? Sa hiérarchie avait dû la contacter en dernier recours, voyant qu'il n'avait plus donné de nouvelle depuis tout ce temps. Mais comment être sûr? Elle ne lui laissa pas le temps de répondre et poursuivit:

- Reprenons donc, sieur Afadig de la République Blanche, département des stupéfiants, enquêteur. Je suis la Princesse Lenaelle Cey'Eridez Aublanche. Je vous épargne la liste de titres et le protocole affligeant de la cour. J'attends de vous la plus complète coopération pour la suite de mon intervention, laquelle tient en deux points. Détruire la celule infiltrée. Extraire l'élément de la République Blanche, intact si possible, vivant à fortiori. Suis-je suffisamment claire ?

La princesse le toisa du regard, son autorité ne faisant aucun doute, rayonnant dans sa voix et sa posture. Il était évident que "non" n'était pas une option. Kadvan secoua la tête affirmativement.

- Très claire, dit-il promptement.

Un court moment de silence passa au dessus de la pièce. Le chat fit de son mieux pour ignorer la présence un peu menaçante des gardes qui les encadraient alors que sa tête bouillonnait de questions. Il n'avait en effet pas d'autre choix que de coopérer, sinon peut-être que la chose qui l'avait amenée ici pourrait se manifester à nouveau... Le mode de pensée du chat passa de Lucas Cheetham, un manager du centre névralgique local de zéfoud, à Kadvan Afadig, agent spécial de l'intelligentsia, infiltré dans l'organisation criminelle responsable de la mise en circulation de cette horrible drogue et potentiellement de la mort de millier de personnes.

- Très bien, je vois qu'il ne sert plus à rien pour moi de jouer la comédie, Altesse, dit-il, examinant la pièce. Vous savez déjà tout, de toute évidence...

Il releva la tête pour regarder la princesse dans les yeux, la moindre trace de la nervosité dont il avait fait preuve jusqu'alors ayant disparue, et poursuivit sans trembler des genoux:

- Cependant, loin de moi l'idée de me montrer irrespectueux, mais je vais avoir besoin de savoir votre degré de connaissance sur cette affaire, ainsi que la raison pour laquelle vous semblez connaître mon véritable nom et la raison de ma venue avant de pouvoir vous dire ce que je sais.

Après une courte pause, il ajouta:

-  Aussi, est il vraiment nécessaire que vos officiers restent à nos côtés? Je doute de pouvoir égaler vos prouesses en combat, et il s'agit là d'information confidentielles... et si l'un d'eux était avec ceux que j'infiltre, vous auriez scellé mon arrêt de mort en énonçant ainsi la raison de ma présence. Je vous en prie, pardonnez ma rudesse, Altesse, mais mon métier m'oblige à être prudent.
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Lenaelle Aublanche
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Aujourd'hui à 16:07

Bien que solidement assise au sommet du pouvoir et, comme cela suit généralement, des connaissances allant de paire sur son propre royaume, la Princesse ne s'indigna pas de la répartie de l'espion. Elle appliquait ses règles, il était normal qu'il applique les siennes, c'était d'ailleurs mieux ainsi. Vérifier sans avoir à le demander qu'elle n'agissait pas en s'encombrant d'un boulet la rassurait plus que des réponses coulantes et un air servile. Toutefois, elle ne pouvait laisser passer l'insulte faite à ses hommes, même légitime, déjà elle sentait une tension supplémentaire s'ajouter à celle naturellement présente dans l'air étant donné les conditions. Ces gardes tapissant la pièce assuraient sa sécurité, chacun se serait donné la mort pour avoir faillit à son devoir, il était un brin agaçant pour eux de s'entendre suggérer des voies de traîtrise.

-«Sieur Afadig. Loin de moi l'idée de vous insulter car il s'agit d'informations que vous ne pouvez posséder, mais ces hommes et femmes sont tous mes familiers. Ils ne vous retiennent pas, ils vous protège. Vous êtes désormais sous mon aile, sans mauvais jeu de mot, et, de fait, votre vie est considérée comme plus précieuse que la leur, par honneur et respect de serment envers la royauté. Ne tisonnez pas de mauvaises colère en suggérant à nouveau qu'ils puissent tourner leur veste, ce serait particulièrement insultant pour eux comme pour moi, et parfaitement irréaliste.»

Ferme, son timbre de voix contenait cette fois une certaine douceur, il était inutile d'écraser le jeune chat sous la haine et le ressentiment. N'importe quel garde la suivant pouvait lui aussi commettre un impair à l'étranger, on ne lui décollerait pas la tête pour autant.

-«Revenons en à l'essentiel, voulez-vous.» Lenaelle jeta machinalement un oeil vers une fenêtre, puis la porte, toutes deux sous bonne garde. Elle savait aussi que personne ne risquait de les écouter depuis les toits ou en profitant d'un plancher mince. «Votre État m'a contacté par le biais d'une troupe terrestre, je ne sais donc pas exactement depuis combien de temps ils s'inquiètent de votre situation. Vous êtes considérés comme un élément perdu, ou peu s'en faut, raison pour laquelle je me suis engagé, et mon Royaume avec, à faire tout mon possible pour vous ménager une voie de sortie. Couper la tête pensante du réseau local m'intéresse aussi, évidemment, mais s'il le faut je laisserais tomber pour vous sauver. Je refuse de laisser tuer un ressortissant étranger sur mon sol sans avoir une raison valable de m'attirer les foudres de sa nation.»

D'un regard à deux de ses hommes, Lenaelle les congédia. Ils hochèrent chacun la tête et pénétrèrent dans la pièce d'où venait la Princesse. Quelques instants plus tard ils revenaient avec plusieurs ustensiles utiles, comme une ceinture à poignards, un trousseau de crochets, divers modèles d'épée, et un manteau possédant de multiples poches cachées.

-«Afin de nous assurer les meilleures chance je me suis infiltrée dans ma propre ville avec mes hommes, tout en amenant par le biais de chacun un élément utile. Vous pouvez parfaitement refuser n'importe quelle pièce d'équipement, je ne voudrais pas vous discriminer aux yeux de nos ennemis communs, mais, si possible, équipez vous au mieux pour survivre. Ce faisant, profitez en pour m'informer de tout ce que vous jugez utiles, même s'il ne s'agit que de détails. Je ne connais que votre situation que la République Blanche juge comme désespérée.»
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Kadvan Afadig
MessageSujet: Re: Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle   Aujourd'hui à 20:06

 - Sieur Afadig, soupira la princesse. Loin de moi l'idée de vous insulter car il s'agit d'informations que vous ne pouvez posséder, mais ces hommes et femmes sont tous mes familiers. Ils ne vous retiennent pas, ils vous protègent. Vous êtes désormais sous mon aile, sans mauvais jeu de mot, et, de fait, votre vie est considérée comme plus précieuse que la leur, par honneur et respect de serment envers la royauté. Ne tisonnez pas de mauvaises colère en suggérant à nouveau qu'ils puissent tourner leur veste, ce serait particulièrement insultant pour eux comme pour moi, et parfaitement irréaliste. 

Kadvan se rendit vite compte de sa maladresse. Il pouvait sentir sur sa fourrure les regards perçants que lui lançaient les gardes. Le chat se recroquevilla un peu sur sa chaise pour avoir commis une telle gaffe.

- Je vous demande pardon, messieurs dames... dit-il, honteux. Je ne voulais pas vous vexer...

Lorsqu'il put sentir l'atmosphère se détendre, et il reprit un peu confiance. Il faudrait qu'il veille à ne pas reproduire une telle bévue à l'avenir.

- Revenons en à l'essentiel, voulez-vous? dit Lenaelle, lançant des regards sporadiques vers les différentes issues. Votre État m'a contacté par le biais d'une troupe terrestre, je ne sais donc pas exactement depuis combien de temps ils s'inquiètent de votre situation. Vous êtes considérés comme un élément perdu, ou peu s'en faut, raison pour laquelle je me suis engagé, et mon Royaume avec, à faire tout mon possible pour vous ménager une voie de sortie. Couper la tête pensante du réseau local m'intéresse aussi, évidemment, mais s'il le faut je laisserais tomber pour vous sauver. Je refuse de laisser tuer un ressortissant étranger sur mon sol sans avoir une raison valable de m'attirer les foudres de sa nation.

Kadvan fut surpris de voir à quel point l'Intelligentsia s'inquiétait pour lui. Il ne leur avait pas donné de nouvelles depuis presque un mois, certes, mais tout de même... Et ils le pensaient en danger? Il n'était pas question pour Kadvan de revenir chez lui sans avoir mené cette mission à bien! Mais, avant qu'il ne puisse protester, deux des hommes de la Princesse sortirent par la même porte par laquelle elle était entrée, laissant Kadvan quelque-peu perplexe, et revinrent en portant un certain nombre de pièces d'équipement; surtout des armes.

- Afin de nous assurer les meilleures chance, dit-elle. Je me suis infiltrée dans ma propre ville avec mes hommes, tout en amenant par le biais de chacun un élément utile. Vous pouvez parfaitement refuser n'importe quelle pièce d'équipement, je ne voudrais pas vous discriminer aux yeux de nos ennemis communs, mais, si possible, équipez vous au mieux pour survivre. Ce faisant, profitez en pour m'informer de tout ce que vous jugez utiles, même s'il ne s'agit que de détails. Je ne connais que votre situation que la République Blanche juge comme désespérée.

- Permettez moi de vous rassurer sur ce point, Altesse, commença par soupirer le chat. Je suis loin d'être dans une situation aussi dramatique que semble le prétendre la république. Je suis une jeune recrue, et ils ont sans doute de très bonnes raison de s'inquiéter, mais l'organisation me fait confiance. A moins que vous ayez reçu des informations contraires?

Se sachant pas détenu, il se leva prudemment, demandant du regard aux gardes à ses côtés si il pouvait, mais ne recevant aucune objection, le chat prit en main les armes lui étant présentés. Pas mal, mais, après réflexion, il déclara:

- C'est très aimable de votre part de me proposer tout cela, cependant je dois refuser... Toutes ces armes sont bien trop voyantes et jureraient avec ma réputation... Ils savent tous que mon arme est un karambit que je cache dans ma ceinture, et ils ne savent pas que j'en cache deux autres, et cela sans compter mes griffes naturelles et l'arme qu'est mon corps, alors je suis bien armé, croyez-moi. Cependant, ce trousseau de crochets me semble très intéressant...

Il prit donc l'objet en question. Suite a quoi il se mit face à la Princesse, mains dans le dos, comme il le ferait avec un supérieur, pour lui dire:

- Puisque vous me le demandiez, voici ma situation actuelle: je suis l'un des sept managers de gestion et de vente de zéfoud sur la plaque tournante qu'est Dogera City, et nous formons un conseil très souple et adaptable, et chacun d'entre nous est interchangeable. Nous avons tous un des rangs les plus élevé, juste avant le Chef et son second, dont l'identité et la position nous sont inconnus, et les décisions se font par vote à main levée entre nous. Les stocks sont volontairement limités, pour faire monter artificiellement les prix, et sont répartis sur plusieurs bâtiments en ville, surtout des commerces auquel ils font du chantage.

Il prit une pause pour reprendre son souffle, avant de continuer:

- J'ai déjà envisagé toutes les possibilités, cependant. Une attaque de front est inenvisageable, car, sinon, tout mon travail serait ruiné et bon à recommencer, car il est très difficile de remonter jusqu'au lieu de production. Ceux qui nous livrent s'arrangent toujours pour laisser les caisses et partir avant que nous ne sachions où est le point de livraison. Cependant, les points de livraison sont fixes et il y en à trente répartis dans toute la ville. Les jours et les points de livraison sont décidés de façon complétement aléatoire, mais surviennent toujours une fois par semaine. Un plan d'action possible serait de faire surveiller les points de livraisons 24h/24 pour mettre la main sur les livreurs, et les suivre jusqu'au lieu de production. Une fois qu'il sera confirmé qu'il ne s'agit pas d'un leurre, vous pourrez ensuite arrêter le conseil des sept, moi compris, et tous les mettre au frais, sauf moi, pour nous permettre d'aller au lieu de production avant que les nouvelles n'arrivent et, ainsi mettre un terme à cette abomination. Mais ce n'est là que mon avis.

Après son discours, il demanda:

- Avec un peu de temps, je pourrais vous faire un rapport détaillé, mais, en attendant, y a-t-il des informations que vous voudriez en particulier, Altesse?
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Faire face aux conséquences -- pv Lenaelle

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